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Archive for avril 2010

« Critiquer la psychanalyse ? » (Roudyssenko sur le ring).

 

Bonjour, chers récalcitrants éclairés.

C’est là.

 

La psychanalyse serait-elle un objet sacré ? Une religion encore plus intouchable que peut l’être l’Islam dans sa forme la plus intégriste, ou bien le catholicisme de l’Inquisition ? Ou bien serait-elle un fascisme sophistiqué, voire « masqué » ? Qui osera encore dire un seul mot ? Qui osera utiliser le rationalisme critique, comme on doit le faire dans toute démarche qui vise à examiner la validité et la correspondance avec les faits de toute doctrine, ou « corpus théorique » qui prétend à la valeur objective ? Faut-il céder à l’intimidation, aux insultes, aux mensonges, aux menaces de censure, au terrorisme intellectuel ? Sommes-nous encore en démocratie ? La liberté d’expression, cela vaut quoi, exactement, pour le petit-freudien-de-base ? « N’ayons pas peur », et soyons prudents. C’est-à-dire plus vigilants quant aux risques énormes que certains intervenants freudiens font prendre à notre droit le plus strict d’ouvrir un débat critique indépendamment de leurs règles, de leurs préceptes, voire de leurs ordres. Restons indépendants. Restons rebelles, récalcitrants. Mais restons éclairés. 

Mais quels sont ces serpents qui sifflent sur leurs têtes ? Allons-nous tous être changés en statues de pierre ? Peut-être pas, si nos « Jason », tels que Onfray, Bénesteau, Borch-Jacobsen, Van Rillaer, etc., sont lus, les yeux grands ouverts, et avec toute l’indépendance d’esprit qu’ils méritent.

Nous voici donc en butte à de « nouveaux symptômes » (…) : ceux du totalitarisme sophistiqué, de la dictature douce et masquée. Mais quel est le « masque », justement ? Le masque consiste à nous faire croire que les vrais humanistes, ce seraient eux, les défenseurs du temple. Mais, de mémoire d’homme, et sauf erreur de ma part, on a encore jamais vu un physicien ou un astronome, ou un quelconque scientifique digne de ce nom, « défendre » avec autant de hargne et de passion son bout de gras! Mais ne se rendent-ils pas compte de ce qu’ils font ? J’ai bien peur que oui : ils savent très bien qu’ils peuvent se permettre leur attitude ouvertement terroriste, car ils savent qu’ils tiennent beaucoup (trop) de ficelles médiatiques, et sont en position d’actionner beaucoup (trop) de leviers éditoriaux, politiques, etc.

C’est un scandale. Ces réactions de haine ouverte, de pure hargne, sont tout à fait indignes de notre tradition intellectuelle. Mais que vont penser les observateurs étrangers face à un tel déchaînement contre les critiques de Freud ? Quelle image de la France ? Que ce sont seulement des pittbull qui ont le droit d’indiquer la direction du vent ?

Il faut réagir, et continuer de réagir. En lisant, en réfléchissant, et en écrivant. Il est à considérer que désormais ceux qui ont la volonté d’imposer un modus vivendi totalitaire sur le plan intellectuel, ont choisit, en toute impunité, d’avancer à visages découverts, les armes à la main. Ne nous laissons pas faire! Il faut réagir. Il ne faut pas qu’ils gagnent, cette fois. Qu’est-ce que cela impliquerait ? Cela impliquerait, si la Vérité sur le freudisme peut enfin prendre ses droits dans ce pays, un changement définitif dans nos mentalités, et même dans la vie de tous les français, étant donné, et ainsi qu’ils l’affirment eux-mêmes : que les théories de la psychanalyse se sont bel et bien complètement diluées dans les habitus sociaux des français. Et oui : « la France est le pays le plus freudien du monde » ; « La France est la chasse gardée de la psychanalyse » (E. Roudinesco). Chasse gardée ??!! Un homme libre ne souhaite être le gibier de personne! Une nation entière ne peut être le gibier d’une idéologie, voire même d’une théorie scientifique. Une théorie, une idée, doit toujours être un moyen pour une fin : l’individu, et non l’inverse!

Nous sommes donc peut-être proche d’un moment charnière dans la vie de notre pays : le rejet du freudisme et de la psychanalyse aux poubelles de notre histoire.

Courage.

 

Un nouveau « concept » : Mais pourquoi tant de venin, Madame ? Vous dites vous-mêmes que des psychanalystes vous ont bien identifiée comme une hagiographe dont les méthodes ne relèvent que du dogmatisme, (sinon du fanatisme). Tout le monde vous identifie comme cela. Un grand psychanalyste comme André Green, a dit de vous, je le cite, que vous n’étiez, « ni historienne, ni psychanalyste ». Adolf Grünbaum pense que vous êtes incapable de comprendre et donc de suivre une discussion épistémologique sérieuse sur la psychanalyse. Pour qui ouvre bien les yeux, il est de notoriété publique, que vos armes favorites restent la diffamation, l’insulte, et le mensonge.  Mais le comble, c’est lorsque vous prétendez avoir « annexé » Karl Popper ?! Il faudrait d’abord le lire…

Si l’on a la patience de parcourir vos éructations, les critiques de la psychanalyse, pour vous, soit se trompent, soit sont des antisémites, soit des fascistes, soit des partisans des idées de la droite extrême,  soit des névrosés, et que sais-je encore, on connait votre chanson par coeur, maintenant, Madame…

Vous écrivez que Mikkel Borch-Jacobsen, « était au départ un bon historien », mais qui êtes vous pour en juger, vous, qui comme le dit André Green, n’êtes, ni historienne, ni psychanalyste ? Quand on a construit les mensonges éhontés qui sont les vôtres à l’endroit de Jacques Bénesteau, comment peut-on encore se permettre de juger des compétences des autres dans ce domaine ?

 

Vous écrivez :

« Quand on commence à déraper ou à dériver et à sortir de l’éthique de l’historien pour passer du côté du complotisme et de la croyance en des légendes noires, que l’on invente soi-même afin de combattre de vrais historiens (…) ».

C’est une honte de lire ça. Une honte. Après ce que vous avez fait, ce que vous avez créé de toute pièce pour diffamer qui vous savez, et bien d’autres…

« N’oubliez pas que dans le livre noir de la psychanalyse on quitte le domaine de l’histoire et du travail historiographique pour entrer dans l’invention de faits qui n’existent pas. »

Vous vous ridiculisez, Madame. Vous perdez la raison. Quelles sont vos preuves argumentaires ? Je n’en vois aucune, bien sûr. Il n’y a que des éructations vénéneuses. Et rien d’autre. Strictement rien d’autre. Mais croyez-vous que les gens qui vous lisent et qui ont lu le livre noir de la psychanalyse, ou les « Mensonges freudiens » de Jacques Bénesteau, pour ne citer que lui, vont encore se laisser berner et abuser par de tels propos ?

« Freud est traité d’escroc et de menteur, avide d’argent et incestueux, plagiaire, affabulateur : c’est extravagant et cela empêche toute critique réelle de Freud, de sa doctrine, de son mouvement, telle que je l’ai faite ou que d’autres historiens sérieux, non hagiographes et n’appartenant pas au courant de l’histoire officielle, ont pu la faire : tel Henri Ellenberger dont j’ai réédité en 1994 l’admirable Histoire de la découverte de l’inconscient (Fayard), avec une longue préface qu’il a eu le temps de lire avant sa mort. »

C’est du bluff. Ce ne sont que des faux points de « bonne conduite », Madame. Vous parlez d’Ellenberger, mais vous oubliez qu’Ellenberger a plus qu’insisté sur l’ampleur des légendes créées autour de Freud et de la psychanalyse, [comme Jacques Bénesteau], qu’il a écrit, je vous le rappelle, que les origines juives de Freud, ne pouvaient être la cause de son retard dans sa nomination au poste de Professor Extraordinarius, comme le fit encore remarquer plus tard, avec prudence, Jacques Bénesteau.

Comment prouvez-vous que les accusations accablantes qui sont faites à Sigmund Freud et à la psychanalyse, sont fausses ? Quelles sont vont preuves, Madame, mis à part vos éternels mensonges, écrits hagiographiques et désinformateurs ?

« (…) je peux vous dire que son fils, Michel Ellenberger, est horrifié par les brûlots qui prétendent, comme celui de Onfray, annexer l’oeuvre de son père. »

J’ai peine à vous croire, Madame. Des preuves…

« Hélas, je n’y peux rien : Onfray réhabilite sans aucun doute les thèses de l’extrême droite française. »

(…).

« Je n’insulte pas Onfray que je connais. »

(…).

« (…)Notons d’ailleurs qu’Onfray n’a aucune compétence universitaire en matière de recherche historiographique ».
 
(…).
 
 
 
 

« Je n’ai rien contre ce genre d’essai, il y en a d’excellents mais pourquoi Onfray dit-il qu’il est un vrai historien s’appuyant sur les meilleures sources ? »

(…).

 

Stop.

 

 

 

 

Catégories :Michel ONFRAY.