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André GERNEZ : schizophrénie et cannabis.

30 novembre 2010 Laisser un commentaire

Après les récents résultats de recherches réalisées, notamment aux U.S.A. on sait que les causes de la schizophrénie ne trouvent aucune explication tangible par les théories fumeuses de la psychanalyse. Voilà un pas franchi. Avec cette vidéo, on a quelques informations très intéressantes qui confirment encore la teneur neuronale des causes de cette pathologie, via les effets du cannabis.

Schizophrénie : la piste de la génétique.

Copié-collé (Article de Martine Perez, Le Figaro) :

Martine Perez
01/07/2009

« Trois enquêtes publiées dans la revue Nature ont permis de découvrir plusieurs centaines de mutations génétiques en cause dans au moins un tiers des cas de schizophrénie.

Certains psychanalystes, des «antipsychiatres» ont accrédité durablement dans les années 1970-1980 l’idée que la schizophrénie était une maladie due à des perturbations graves de la communication et des interactions entre parents et enfants. Ces théories, sans aucun fondement autre qu’idéologique, ont durablement culpabilisé des générations de parents, prêts à se coucher sur le divan pour régler des problèmes réels ou imaginaires, mais qui n’avaient rien à voir avec la maladie de leur enfant. Aujourd’hui, trois études publiées dans la revue scientifique Nature confirment le rôle majeur des anomalies génétiques dans cette maladie psychiatrique grave. Ainsi, selon ces travaux, il apparaît que plusieurs milliers de petites variations génétiques pourraient ensemble expliquer au moins un tiers des cas de schizophrénie.

Ces données confirment les enquêtes épidémiologiques qui montrent que, lorsqu’un vrai jumeau est atteint, son frère a plus de 50 % de risques de l’être à son tour, le risque étant bien plus faible pour les autres frères ou sœurs. La génétique n’explique pas tout : certains facteurs déclenchants, comme des infections, pourraient jouer un rôle de détonateur. Dans les années qui viennent, d’autres anomalies génétiques devraient être découvertes.

Des facteurs environnementaux

La schizophrénie est une maladie psychiatrique qui touche environ 1 % de la population. Elle se manifeste vers l’âge de 20-25 ans par des épisodes aigus de psychose, pouvant inclure hallucinations et délire, et divers symptômes chroniques, troubles affectifs, intellectuels et psychomoteurs. L’an dernier la même revue Nature dévoilait déjà plusieurs variations génétiques associées à la maladie, mais ne correspondant qu’à un nombre limité de cas.

La première étude, comparant les gènes de 3 000 malades à ceux d’autant de témoins en bonne santé, a permis d’identifier 30 000 variations génétiques bien plus fréquentes chez les malades que chez les témoins. «Notre travail va tenter d’assembler ces connaissances dans un ensemble cohérent pour comprendre le modèle biologique conduisant à la schizophrénie», explique un des auteurs, le Dr Pamela Sklar (Harvard). Pour Shaun Purcell, du consortium international sur la schizophrénie (CIS/ISC) : «Individuellement, ces variations courantes n’entraînent pas de différences significatives, mais, cumulées, elles jouent un rôle majeur et comptent pour au moins un tiers – et probablement plus – du risque de développer la maladie.»

Une seconde enquête, exploitant des données concernant 8 014 cas et 19 090 personnes non atteintes, pointe en particulier une zone du chromosome 6 plus particulièrement mise en cause dans cette maladie et connue pour porter des gènes liés à l’immunité et aux infections. Cette association pourrait expliquer comment des facteurs environnementaux (comme des infections) affectent le risque de développer une schizophrénie. Plus de 450 variations sur la zone suspecte du chromosome 6 et une zone du chromosome 22 figurent parmi les sites génétiques montrant les plus fortes associations avec la schizophrénie.

Le consortium SGENE, dédié à la recherche génétique sur la schizophrénie, a également mis en lumière une association significative entre des variations sur les chromosomes 11 et 18 qui pourrait contribuer à expliquer les déficits de concentration et de mémoire de la maladie.

«Ce travail est très intéressant, souligne le Pr Daniel Cohen, auteur des premières cartes du génome et inventeur du criblage génétique global utilisé dans ces travaux. Seule une partie des gènes impliqués sont mis évidence. Ils assurent des fonctions assez variées, comme le développement cérébral, les fonctions cognitives et… ceux du système immunologique à travers une association avec les gènes HLA, qui jouent un rôle important dans la réponse aux infections.»

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Soins infirmiers, cours psychiatrie, la schizophrénie.

Dans ce cours, on constate encore, hélas, comment la psychanalyse réussit à tout absorber! Elle intègre tout, elle s’adapte à tout, elle confirme tout, la psychanalyse…

« Dans les théories psychanalytiques, la schizophrénie est un trouble de l’intégration de l’esprit dans les limites du corps. En cela la place de le Mère est importante car c’est elle qui fait découvrir son corps à l’enfant. Mais encore une fois il faut l’entendre la Mère comme comme la zone de protection, la zone tampon entre le nourrisson et le monde extérieur.

L’approche psychanalytique actuelle intègre complètement la place de la prédisposition génétique qui provoquerait l’hypersensibilité du psychisme du nouveau né aux défaillances du maternant.

Pour expliquer ceci on peut prendre l’image d’un vase. Un vase mal construit sera plus fragile et résistera moins aux chocs d’une manipulation chaotique. D’un autre côté, un vase bien construit résistera mieux à ces mêmes chocs. Dans le même ordre d’idée, un vase mal construit pourrait se casser au moindre choc même si on y fait attention ou au contraire tenir toute une vie parce qu’aucun choc n’aura heurté ses faiblesses. »

Ainsi, comme dans le cas de l’autisme, pour la psychanalyse, c’est encore la mère qui risque de porter le poids de lourdes responsabilités. On sait que pour l’autisme, les mères n’y sont pour rien. On le sait désormais aussi pour la schizophrénie, grâce aux plus récentes recherches. Mais la théorie du « psychisme » psychanalytique, théorie utlra déterministe et irréfutable, peut supporter tous les chocs, en usant et en abusant de métaphores, symboles, analogies fumeuses, et autres fariboles à dormir debout. Elle peut toujours dire : « il y a du psychique », toujours. Théorie toujours potentiellement confirmable et lisible dans la boule de cristal freudienne, ou dans un vase. Seulement, pour les pauvres mères d’enfants autistes ou schizophrènes, « la coupe est pleine », c’est le cas de le dire…

« La psychanalyse actuelle intègre complètement la place de la prédisposition génétique qui provoquerait l’hypersensibilité du psychisme (…) ». La psychanalyse n’intègre rien du tout de ce genre, parce qu’elle ne fournit aucune preuve indépendante de pareille « intégration ». Et elle ne fournit pas de telles preuves, tout simplement parce qu’elle ne le peut pas, et ne le veut pas : les psychanalystes affichent un mépris sinon une haine viscérale contre la méthode expérimentale et contre toute évaluation de leurs délires. Donc, cette phrase, ce n’est que de la poudre aux yeux, de la désinformation pour permettre aux psychanalystes de continuer de vendre leur poudre de perlimpinpin.