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Archive for février 2014

Autisme : le Conseil de L’Europe condamne la France.

Le Conseil de l’Europe condamne la France. Interview sur VivreFm.

L’on sait depuis le reportage de Sophie Robert, à quel point les psychanalystes sont opposés à la scolarisation des enfants autistes, chose complètement absurde, irresponsable, sinon criminelle.

Ces enfants ont droit à une éducation scolaire, et la fumeuse théorie psychanalytique selon laquelle la scolarisation des enfants autistes ne pourrait être que délétère pour eux parce que cela leur rappellerait le monde maternel, fait partie des théories irresponsables et vides dont la France tarde beaucoup trop à se débarrasser.

Il serait temps que notre pays suive l’exemple d’un pays progressiste comme la Suède où tout recours aux théories d’orientation psychodynamique a été exclut du domaine de la Santé Publique. Voilà une excellente chose.

Dans cet article de l’Express on découvrira un état des lieux de la trop faible intégration des enfants autistes dans notre système scolaire, ce qui relève du scandale.

Éducation des enfants autistes : la France condamnée.

Un article du Figaro :

Les enfants autistes privés d’école.

Il faut se demander d’où vient cette statistique selon laquelle 68% des enseignants seraient opposés à la scolarisation des enfants autistes, pensant que leur place serait plutôt dans des instituts spécialisés (?) …

Et pour y faire quoi, au juste ? Voir des psychanalystes se justifier de ne rien faire, comme on peut le voir de façon si lamentable dans le reportage de Sophie Robert ? Mais c’est vrai que règne une pensée unique dans le milieu enseignant plutôt favorable à la psychanalyse, ou alors complètement ignorante des critiques dévastatrices que l’on peut lui adresser. Dans certains cas, disons « extrêmes », il y a même des enseignants qui n’hésitent pas à affirmer « qu’il ne faut pas lire les critiques de la psychanalyse » !…

Citons un passage de cet article :

«Je suis bouleversé et choqué par cette situation dramatique», s’émeut le Pr Jean-Claude Ameisen, soutien du collectif et membre du comité consultatif national d’étique. Cette instance soulignait déjà dans un avis de 2007 la situation «catastrophique» de l’autisme en France.

Autisme : le scandale français.

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Le Nouvel Observateur :

Autisme et psychanalyse : le scandale enfin mis à jour.

« La psychanalyse désavouée. Les parents obtiennent enfin gain de cause car la Haute autorité de santé (HAS) recommande formellement un diagnostic précoce, et les approches éducatives et comportementales réclamées par eux depuis des années. »

Agoravox :

Autisme : un scandale comparable à celui de l’amiante.

« Ce reportage* que diffuse LCP marquera-t-il dans le destin des autistes une date charnière, un réveil politique ? A deux mois de la fin de « l’année de », dévolue au syndrome et à ses victimes, les méthodes efficaces gagnent enfin du terrain sur « le délire psychanalytique » dénoncé ici et entre autres par l’humoriste – et père – Albert Algoud, délire auquel sont encore assujettis une majorité d’enfants autistes, et dont la génération née dans les années 80 aura le plus scandaleusement pâti. »

(…)

« La moitié des enfants pris en charge, contre 100% au Royaume-Uni. »

Le Point :

Autisme : la fin du règne de la psychanalyse ?

Le député UMP, Daniel Fasquelle :

« Les techniques utilisées actuellement en France sont non seulement inefficaces – aucune étude n’a montré à ce jour que la psychanalyse servait à quelque chose -, mais provoque un incroyable gâchis humain, que ce soit pour les enfants non traités ou pour leurs proches. Sans compter la perte financière : 60 % des hospitalisations de plus de trente jours dans les hôpitaux psychiatriques concernent des autistes, et on évalue à 200 000 euros par an le coût d’enfermement d’un autiste. » Et le député de souligner que, sur le dossier de la prise en charge des adultes à l’hôpital, la Cour européenne des droits de l’homme a même condamné la France, tout comme le Comité consultatif national d’éthique pour « maltraitance ».

Atlantico :

Ces parents en lutte contre l’inexplicable blocage français dans les méthodes de traitement de l’autisme.

« La psychanalyse – qui prétend que l’autisme est un choix du sujet et qu’il a son origine dans le refoulement sexuel, alors que c’est une pathologie des synapses – a eu 50 ans pour bâtir une véritable dictature. Elle a notamment permis le noyautage de toutes les formations des professionnels, celui des médias et des instances décisionnaires. Elle a exercé un véritable terrorisme qui marginalise les professionnels de santé qui souhaiteraient mettre en oeuvre d’autres pratiques. La nécessaire révolution culturelle en la matière va prendre du temps. »

Un « choix du sujet » ?! Voilà ce qui dit la psychanalyse sur l’autisme! Un prétendu « choix du sujet » qui aurait son origine dans le « refoulement sexuel ». Mais ce « choix » n’a jamais été prouvé de quelque manière que ce soit, c’est-à-dire avec des preuves indépendantes et reproductibles, jamais. Dire que c’est un « choix du sujet » n’est qu’une affirmation non prouvée qui ne peut être issue que de l’observation. Nous voulons dire d’un relevé des faits rendu possible grâce à une théorie a priori, elle-même jamais démontrée par des tests scientifiques. Comme nous tentons inlassablement de l’expliquer sur ce blog, et sur la base de l’épistémologie poppérienne, toute théorie peut toujours trouver des confirmations sur la base de ce qu’elle a énoncé a priori, mais les confirmations ou les observations effectuées ou lues à la lumière d’une théorie ne prouvent pas le contenu descriptif d’une théorie, seules les corroborations ou les réfutations obtenues à l’issue de tests peuvent le permettre.

Quant à la théorie de refoulement psychanalytique, la soi-disant « clé de voûte » de la psychanalyse (en réalité, c’est plutôt la théorie de la censure, elle aussi complètement dogmatique et sombrant dans la régression à l’infini), il faut savoir qu’elle n’a pas changé depuis les débuts de la psychanalyse, et que Freud prétendait aussi la « fonder » sur la base de théories biologiques … déjà jugées obsolètes par ses pairs en son temps. Et c’est d’ailleurs sous l’influence de ses pairs, notamment, que Freud décida de masquer, ou de crypter de telles inspirations biologiques obsolètes afin de s’affirmer comme un « pur psychologue », et un véritable « Galilée » effectuant une révolution dans la psychologie de son époque. (Cf. les travaux de Frank Sulloway, in : « Freud biologiste de l’esprit », Fayard).

De plus, cette théorie de refoulement reposait sur le dogme biologique selon lequel l’être humain ne crée pas de nouveaux neurones à l’âge adulte, ce qui s’est avéré faux grâce aux avancées des neurosciences sur le sujet. Mais pourquoi fallait-il à cette théorie qu’elle se fonda sur une sorte « d’immuabilité neuronale » ? Et bien parce que pour les psychanalystes, le « contenu refoulé » est acquis dans la petite enfance et permanent. « Tout se joue avant 6 ans » affirment les psychanalystes, ce qui est, bien entendu, faux. C’est cette soi-disant « permanence » du « refoulé » qui a permis à certains lacaniens de délirer avec cette théorie, en tentant des rapprochements avec les mathématiques pour présenter le refoulé comme un « point d’attraction unaire », invariant. Un « centre d’homothétie » de tout le contenu inconscient de la personne! Mais tout cela n’est ni prouvé, ni d’ailleurs prouvable. Ce ne sont que des délires psychanalytiques.

« Les psychanalystes qui ont tout le pouvoir dans les hôpitaux, les CMP, les CAMSP, tiennent à garder leur pouvoir et leur fonds de commerce et présentent exprès les programmes d’apprentissage développementaux et comportementaux de manière caricaturale comme du dressage. ABA (dans sa version moderne), TEACCH et PECS sont des programmes utilisés en milieu naturel, pour donner aux personnes des outils de communication et de socialisation, développer leurs interactions sociales et leur autonomie. »

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Nous venons d’apprendre que les parents de Mallaury sont harcelés de pressions diverses, suite à la publication de la vidéo sur leur enfant et qu’on les menace de représailles. C’est à leur demande que cette vidéo a été supprimée de Facebook, où nous avions pu en avoir connaissance. Nous respecterons donc la volonté des parents en faisant de même ici. Mais, comme vous le voyez, cher(e)s récalcitrant(e)s éclairé(e)s, les choses se confirment, hélas : il s’agit bien d’une dictature dans laquelle nous vivons. Les faits révélés dans cette vidéo sur Mallaury sont gravissimes, le mot est juste. Il y a une chose en laquelle nous croyons toujours, cependant : la vérité, c’est comme la vie ou la liberté, cela trouve toujours un chemin.

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Le Conseil de l’Europe condamne la France. Interview sur VivreFm.

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Panorama des critiques de la psychanalyse.

Extraits du texte de Serge Provost, professeur de philosophie :

« Affirmer, comme le fait Freud, que l’être humain est une subjectivité névrosée, hantée de fantasmes et de désirs irrationnels ne soulève pas de polémique majeure parmi ses contradicteurs. »

« (…) Or, ajoute Popper, les adeptes de la psychanalyse ne veulent pas admettre les «faits polémiques» qui invalident leur théorie (…) ».

« La psychanalyse, cette «pseudoscience», comme la qualifie Popper, a réponse à tout. Or, comme le disait Richard Lowentin :  « Une théorie qui peut tout expliquer, n’explique rien ». Fait aggravant, poursuit Popper, elle se complairait dans un délire d’interprétations (le psychanalyste, arbitrairement, s’autorise à donner «sa» version des rêves du patient, alors que plusieurs autres lectures pourraient être apportées). »

« Produits d’un système théorique fermé, les concepts psychanalytiques auraient la prétention d’expliquer tous les comportements névrotiques imaginables, mais ceux contre lesquels ils se butent ne les remettent jamais en cause ! »

« Autre faille majeure, note Popper, la psychanalyse analyse tout à l’aune de sa théorie comme si l’infinie complexité de la réalité était réductible à «son» corps de concepts spécifiques. »

« Une théorie, insiste Popper, n’est pas «vérifiée» parce qu’on a trouvé des confirmations empiriques. »

« Une théorie, rappelle Popper, n’est pas un magasin général où l’on choisit ce qui fait notre affaire. »

« Les critiques des neurosciences, de la génétique et de la biologie

Citons un de leurs arguments de prédilection : nombre de troubles attribués à des conflits infantiles ou à la sexualité s’expliquent soit par la biochimie du cerveau, soit par les gènes, soit par les hormones. »

« La critique féministe

Plusieurs auteurs célèbres se réclamant du mouvement féministe déplorent l’exagération du rôle du père et du phallus dans la formation de la personnalité de la fille et du garçon. À leurs yeux, la psychanalyse et, plus généralement, la théorie freudienne de l’être humain, serait un pur produit des préjugés patriarcaux envers la femme. »

« La critique marxiste et sociologique

Les tenants du marxisme et de l’approche sociologique reprochent à Freud de ne pas suffisamment tenir compte de la dimension sociale et culturelle des problèmes psychologiques ».

« La critique du pansexualisme

Tout en reconnaissant l’importance historique de l’œuvre de Freud (avoir osé soulever la question sexuelle), plusieurs auteurs considèrent néanmoins qu’il a grandement exagéré son importance. « La psychanalyse est elle-même la maladie qu’elle prétend guérir », écrivait ironiquement Karl Kraus ». »

« La critique sartrienne

D’emblée, précisons que la philosophie sartrienne rejette toute philosophie postulant l’idée d’un déterminisme psychologique selon lequel l’être humain subirait passivement ses émotions et ses passions. (…) Sartre n’hésite pas à affirmer que l’hypothèse de l’inconscient serait une négation pure et simple de la liberté humaine – concept auquel l’existentialisme accorde une place prioritaire. »

« La critique culturaliste

Les travaux anthropologiques de l’école culturaliste (il s’agit d’ethnologues et d’anthropologues tels que Malinowski, Ruth Benedict, Ralph Linton, Margaret Mead et d’autres) en arrivent à la conclusion que la diversité des structures mentales, selon les sociétés, interdit de les ramener à un seul type. »

« La critique du béhaviorisme

À l’instar de la critique poppérienne, le béhaviorisme (théorie psychologique postulant que tout comportement est le fruit de l’apprentissage)  considère que la théorie psychanalytique accorde une trop grande place à l’interprétation de ses données. Elle construit ses hypothèses à partir de phénomènes qui ne sont pas objectivement observables (l’inconscient par exemple). »

« Séparer le bon grain de l’ivraie

Au terme de ce panorama, il n’est pas inintéressant de rappeler que tous les penseurs significatifs de l’histoire ont également connu le même feu roulant de critiques vitrioliques, plusieurs bien méritées. Encore de nos jours, ils demeurent l’objet de commentaires passionnés, voire diffamatoires. Freud  n’échappe pas à la règle. »

Commentaires sur cette dernière critique : accuser Freud de charlatanisme, d’escroquerie, de désinformation, d’avoir été un individu sans scrupule, un menteur et un fabricateur notoire, ne relève plus de la diffamation, ni de la « passion », mais repose désormais sur des preuves avérées de ces accusations. Des preuves relatées par des auteurs comme Bénesteau, Cioffi, Borch-Jacbosen, Van Rillaer, Esterson, Wilcocks, etc., etc. Si l’on veut bien se donner la peine de lire toutes ces critiques externes, l’on se rendra compte sans peine, qu’elles sont toutes accablantes et à chaque fois (nous soulignons) référencées avec soin. Sur ce point d’ailleurs, il faut rappeler qu’Elisabeth Roudinesco avait elle-même reconnu le caractère incontestable des références fournies par Jacques Bénesteau dans son livre « Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire », ce qui ne l’empêcha pas par ailleurs, de fabriquer de toute pièces une phrase au contenu antisémite, en tentant de nous faire croire en mettant la dite phrase entre guillemets qu’elle l’aurait tirée directement du livre de Jacques Bénesteau. Mais celles et ceux qui auront lu, et l’article d’Elisabeth Roudinesco et le livre de Jacques Bénesteau, non en « lecture rapide », mais dans le détail, auront vérifié avec certitude que jamais une telle phrase ne se trouve dans le livre de Bénesteau, pas plus que l’on pourrait soi-disant y découvrir des propos relevant d’un antisémitisme ou d’un révisionnisme (antisémite), fut-il même « masqué », mais très précisément le contraire!. Voilà pour la « passion » (…) et voilà encore pour la diffamation…

« Connais-toi toi-même » (Socrate) ? Mais il est aisément démontrable, avec des arguments logiques qu’il est rigoureusement impossible de parvenir à se connaître soi-même, en totalité, c’est-à-dire en excluant toute possibilité d’imprécision dans cette connaissance. Pour comprendre cela, il suffira au lecteur de ce blog de se reporter à quelques uns de nos billets ou bien de lire plus directement La logique de la découverte scientifique de Karl Popper.

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La psychanalyse et votre santé..(Pierre Laroche).

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La maltraitance des enfants (notamment autistes) en France, et son « scénario » :

Maltraitance

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