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Encore des "choses de l’existence"…

30 novembre 2014 Laisser un commentaire

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La cruauté.
Nous avons déjà évoqué ce grave problème, par l’intermédiaire d’un extrait du livre de Jacques Van Rillaer, « Les illusions de la psychanalyse ». Sigmund Freud se lavait les mains de la cruauté qui résultait de sa « thérapie ». Bien sûr, on peut distinguer différentes formes de cruauté, selon des degrés. S’être rendu coupable de barbarie envers autrui ou envers un groupe humain, par de la violence physique poussée à son paroxysme, et en l’ayant « justifiée » par des idées racistes, xénophobes, etc., on touche là, sans doute, au fin fond des basses fosses de la « nature humaine ».

Nous pensons qu’avoir commis les mêmes actes sous le couvert ou la prétendue justification d’une nécessité, par exemple, utile à un groupe, pour son « bien », est pire encore. Gabriel Naudé, s’est ainsi rendu tristement célèbre par sa justification de l’abject dans l’action politique. Nous atteignons là un « maximum » dans la cruauté. Ce que firent un Carrier, un Collot-d’Herbois, un Schneider, ou un Fouquier-Tinville pendant notre « glorieuse » (…) Révolution Française, est pour nous du même acabit. De telles monstruosités condamnent à nos yeux, l’entièreté de la « Révolution ». C’est inutile d’étaler davantage, et de faire un décompte des pires abominations qui ont été commises dans l’histoire. La cruauté, on sait ce que c’est, et les gens normaux n’y « touchent » qu’avec horreur, ou alors, par la lâcheté la plus ignoble, comme ceux qui, sous l’Allemagne nazie,  prétendaient « ne pas savoir » qu’il y avait des camps d’extermination juste à côté de chez eux, etc.

« Sophistication » de la cruauté.
Le harcèlement moral, le lynchage collectif, l’esprit du « tous-contre-un », les médisances collectives ou individuelles, l’envie d’humilier, de railler, de rabaisser, d’infantiliser la personne, toutes les bassesses quotidiennes, tous ces venins crachotés par « petites touches » pour déstabiliser quelqu’un que l’on jalouse, pour le rendre fou de rage, sans défense en face d’une volonté occulte et collective, qui ne se montre pas, qui ne dit jamais son nom, et qui pourtant détruit, fait du mal, lentement et sûrement.
La mauvaise foi, l’arrogance dans la mauvaise foi, l’ironie dans la mauvaise foi, en face de quelqu’un dont on sait pertinemment qu’il dit la vérité, mais dont on sait encore plus qu’il est isolé, sans défense, et que de toute manière, toute défense, tout argument de sa part, surtout s’ils sont bien articulés, argumentés et exprimés de façon respectueuse, seront niés, occultés, déformés, réinterprétés, retournés,  pour sans arrêt lui donner tort.

Cette cruauté-là fait d’autant plus de mal qu’elle sait qu’elle bafoue ouvertement la vérité et la morale en face de la personne, et que ses utilisateurs savent encore mieux que leurs victimes comment on leur fait du mal, et qu’elles ne peuvent se défendre parce qu’elles sont isolées.

La suggestion de faux.
Voilà une autre des cruautés, des bassesses de la psychanalyse. Il faut à tout prix que le sujet, ses pensées, collent coûte que coûte aux théories de la psychanalyse et aux tours tout à fait subjectifs du psychanalyste envers sa victime, ainsi qu’à son opiniatreté vampirique. Pour cela, tous les moyens sont bons, et parmi eux, le retournement interprétatif et pervers, avec des mots qui « forcent », et qui tentent de vous suggérer quelque chose dont vous sentez bien que cela ne vous ressemble en rien. Mais le psychanalyste est cet individu délirant et bouffi de vanité qui prétend toujours mieux sentir que vous ce qui se passe en vous!

Vous ressentez alors, une authentique répulsion tout à fait justifiée. Le moment de cette répulsion ressentie, peut-être marquée, à cause du choc émotionnel qui l’en accompagne, par un silence, une manifestation corporelle quelconque, ou alors quelque mots d’étonnement. L’analyste-vampire en profite alors pour y voir là, la confirmation du bien fondé de son projet de suggestion et d’inculcation forcée de prétendus « symptômes » ou de « névroses ».

Le réductionnisme.
Nous en avons déjà parlé, de ce réductionnisme, c’est-à-dire de cette méthode qu’emploient les analystes-vampires pour réduire votre pensée à ce qui convient le mieux à leur volonté de vous formater l’esprit, et de vous obliger à reconnaître le « bien fondé » de leurs délires interprétatifs et pervers. « Soyez idiots »! « Soyez inconscients! » « Soyez un animal psychique qui répond, point par point à tous les appels suggestifs qu’on souhaite lui faire! ». Il faudrait que l’on accepte l’inacceptable : la réduction de nos trains de pensées aux interprétations loufoques et débiles de la psychanalyse.

Nous avons tous des « trains de pensées », tous les jours, en permanence, et au contenu contradictoire. Nous ne pouvons nous-mêmes en maîtriser toute l’origine, pas plus que cette origine ne puisse être accessible à notre conscience, par quelque moyen que ce soit en totalité. Et s’il faut s’en remettre à une  théorie de l’inconscient, évitons celle de la psychanalyse contre laquelle c’est toujours « pile je gagne, face, tu perds! » (Les psychanalystes ont toujours raison, n’être pas d’accord, c’est aussi leur donner raison!..).

Personne ne connaît  le déterminisme exact de tous ces trains de pensées ni ne pourra jamais y avoir un accès complet. Personne. Cette théorie qui prétend fonder encore un déterminisme psychique prima faciae et absolu, n’est qu’un joug. Un joug qui ne peut être accepté que par les faibles ou les psychanalystes, ce qui revient au même. Selon nous, la variété, le caractère propensioniste de nos trains de pensée sont des caractéristiques qui rendent possible, en partie au moins, le libre arbitre.

Prenons un exemple :

Un individu observe une photo. À quoi peut-il penser ? Cela dépend de la photo, évidemment. Mais il peut penser à tout un tas de  choses dans un labs de temps relativement court. Il peut être émoustillé pui scandalisé, horrifié, écoeuré, etc. Et pour chacune de ces émotions, il peut y avoir de pensées plus ou moins verbalisables et qui se co-déterminent les unes par rapport aux autres sans que ces déterminismes puissent être accessibles à la compréhension totale par quiconque.

Vouloir faire de l’introspection pour tenter de saisir ses propres trains de pensée, c’est un projet qui ne peut qu’échouer, par nature, avant même d’avoir pu commencer. Car, les pensées nécessaires pour conduire le projet d’introspection risquent et ne peuvent qu’influencer et guider cette démarche pour que l’on ne puisse trouver que ce que ces pensées ont rendu possible de trouver. Sans parler du fait que les pensées constitutives du contenu même de l’objectif d’une introspection peuvent se découvrir tout à coup influencées par d’autres pensées auxquelles l’individu peut décider de façon arbitraire de n’y attacher aucune importance, etc.

Les « pensées » soi-disant découvertes par l’introspection, sont le contenu même de son objectif, ou elles ne peuvent, elles aussi, que déformer le contenu originel qui est de toute façon insaisissable aussi fidèlement que le souhaiterait tout projet d’introspection. L’introspection, c’est donc la route vers l’échec pour une tentative de connaissance du « soi ». C’est un voyage vers la folie, disait Kant, avec raison.

Le réductionnisme psychanalytique est donc une cruauté sophistiquée des « temps modernes » infligé à l’individu. C’est une négation constante de la complexité naturelle de l’individu et par conséquent l’un des signes qui démontrent que la psychanalyse n’est en rien un « humanisme », mais précisément tout le contraire. La psychanalyse est tout simplement incapable de comprendre l’individu humain.
La solitude.
Nous restons persuadés que personne ne souhaite vraiment la solitude, c’est-à-dire qu’elle s’installe sur une trop longue période.

Mais l’individu isolé devient facilement la cible de tout un assortiment de cruautés « sophistiquées ».

Dans la solitude, les pensées peuvent être exacerbées, et certains besoins aussi. Pour ne pas sombrer, l’individu normal sait créer ou trouver de lui-même, et sans l’aide de personne ses propres exutoires, ses propres échappatoires.

Prétendre venir « en aide » à un individu seul, avec « de la psy », alors qu’il n’a rien demandé, consiste tout au plus à venir l’humilier, affirmer devant lui un sentiment ridicule de supériorité, et se ridiculiser encore davantage à ses yeux, en voulant ainsi jouer les St-Bernard psychologiques avec une fiole de psychanalyse attachée autour du cou!

Mais, hélas, « l’institutionnalisation » totalitaire et idéologique de la psychanalyse, sa vulgarisation massive, contribuent au fait que le tout un chacun se sent maintenant « autorisé de lui-même » et quand il le souhaite (surtout si on ne lui demande rien…), pour venir se gausser  ad nauseam de l’individu seul et qui préfère encore qu’on lui fiche la paix, plutôt que de devoir supporter le vampirisme pervers et infantilisant d’un psychanalyste ou d’un autre psychothérapeute de boulevard.

Psychanalystes unissez vous ; sautez dans un trou ; et fichez-nous la paix.

Plutôt la vie que la psychanalyse.

Catégories :Résistances.