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La psychanalyse et sa mythologie.


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Commentaires :
Nous avons trouvé ce dessin ici : Le Monde.fr Il illustre un article écrit par l’incontournable cerbère de l’idéologie psychanalytique franco-française : Elisabeth Roudinesco, laquelle s’est déjà distinguée à de multiples reprises, notamment, par sa mauvaise foi, sa malhonnêteté intellectuelle, ses propos diffamatoires contre les critiques (elle fut même accusée de diffamation par des proches de Lacan) et, pour reprendre les propos que le psychanalyse lacanien Pierre-Henri Castel adressait à l’ensemble de ses comparses, son ignorance crasse en matière d’épistémologie. Ignorance crasse également remarquée par le Pr. Jacques Van Rillaer, mais qui s’étend à d’autres domaines comme la connaissances des thérapies cognitivo-comportementales, voire même, l’histoire de la psychanalyse. Elisabeth Roudinesco, dont un autre psychanalyste de renom, tel André Green, affirma très clairement qu’elle n’était ni historienne, ni psychanalyste… Bref.
Mais c’est le dessin qui nous intéresse, et pas vraiment (voire pas du tout) les propos de Roudinesco, de toute façon éternellement animés par son prosélytisme hystérique et fanatisé pour son immaculée psychanalyse. L’auteur du dessin porte le doux nom de « Nini La Caille ». Merci, Nini, pour ton dessin que nous allons commenter, et qui était censé, je l’imagine, conforter les louanges de Roudinesco envers sa doctrine.
Donc, le patient de la psychanalyse est allongé sur le divin divan, et son psychanalyste lui fait traverser le grand fleuve de la vie. Nous allons voir qu’il s’agit plutôt d’une sorte de nocher, que le fleuve est le Styx, et que cette traversée ne peut être qu’un aller simple vers l’enfer, c’est-à-dire la destruction de l’identité du patient, son formatage idéologique, et sa soumission à la doctrine, en tant que patient, puis nouveau prosélyte zélé.
Le patient tient donc un livre dans ses mains, et c’est le livre de sa vie passée, où il pourrait y lire tout le contenu de son prétendu « refoulé ».
Mais qui tient la plume pour écrire ? Plume qui fait également office de gouvernail pour le divan, embarcation naviguant « à vue » dans les eaux troubles de l’analyse ? Et bien, c’est l’analyste lui-même ! Donc, le patient n’a plus l’autonomie de sa pensée, il n’a pas le droit de tenir, ni la plume, ni le gouvernail. Ce qui signifie qu’il a abandonné toute indépendance d’esprit vis-à-vis de son analyste et de sa doctrine, tout esprit critique, ainsi que le veulent les « principes » de la cure analytique.
Puisque le gouvernail de l’analyste est aussi une plume, à quoi donc peut-elle bien servir cette plume, puisque le patient n’en a pas pour écrire lui-même son livre de souvenirs « refoulés » ? Et bien, c’est très clair : cette plume, si évidente, si énorme même, tient lieu d’outil omniprésent de suggestion et de manipulation mentale afin que par ces moyens, ce soit l’analyste qui écrive en réalité lui-même le « refoulé » du patient comme il doit être écrit pour être conforme non à l’identité du patient (ou, du reste, de qui que ce soit d’autre qui irait en analyse), mais à « l’identité » de la théorie psychanalytique via celle de l’analyste.
Mais, une plume pour écrire et un livre… Voilà qui va bien ensemble, à l’évidence! Parce que cet inconscient dont nous parle la psychanalyse, n’est qu’une co-construction totalement superfétatoire, et uniquement circonstancielle à la cure, co-construction qui opère des effets bidirectionnels comme le remarqua Jacques Van Rillaer : par l’usage unique et massif de la suggestion et de la manipulation mentale, le patient, d’une part, devient de plus en plus formaté à la doctrine, et de moins en moins autonome, et, d’autre part, en constatant la soumission du patient à la doctrine, l’analyste devient lui aussi de plus en plus certain de son soi-disant « bien fondé » et de la valeur de sa pratique.
…Et tout cela, sous un soleil radieux et un arc-en-ciel qui augureraient de la fin des problèmes du patient, ou de la disparition de ses « symptômes » (…) ! Bref, elle promet des lendemains qui chantent la psychanalyse : la « découverte de soi », « l’épanouissement », et bla-bla-bla, … Mais Nathan Stern, pour ne citer que lui, nous en a parlé de cette prétendue « découverte de soi », et autre « épanouissement ». Sans parler de Mikkel Borch-Jacobsen, Jacques Bénesteau, Sophie Robert, et  tant d’autres récalcitrant(e)s éclairé(e)s.
Comme le dit le début de l’article, même si « la psychanalyse est de plus en plus attaquée » (il faut noter le terme « attaquée » préféré par Roudinesco, et qui ne lui sert qu’à tenter de victimiser encore la psychanalyse face aux critiques les plus dévastatrices et de plus en plus diffusées), les psychanalystes, eux, restent donc sourds, dogmatiques, et fanatisés.
Non à la psychanalyse. Définitivement : non. Et notre non, n’est pas un « oui déguisé en non ».
…Ah! Nous avons oublié les poissons! Ben oui, pour les psychanalystes, un poisson, c’est « phallique » (ah ah…), et ils nagent sous la surface, donc…sont encore sous la « censure » de cette surface d’eau, et encore un peu dans l’inconscient. Mais, on en voit un qui saute hors de l’eau, donc qui n’est plus « refoulé ». Ces poissons ce sont donc les « souvenirs-traumatiques-enfouis-dans-le-refoulés-et-au-contenu-sexuel » (…) dont l’apparition hors de « l’eau », des profondeurs de l’inconscient, exprime la possibilité pour le patient d’avoir une prise de conscience de ces « poissons » ou « symptômes » et par conséquent de guérir…
Qu’à cela ne tienne! En effet, certains psychanalystes affirment, non sans malice, que « la psychanalyse ne guérit pas, elle sauve! » (…). Voilà bien des gens qui rêvent encore d’une possible naïveté excessive de ceux qui les lisent, mais qui en examinant de plus près de tels stratagèmes rhétoriques en viennent à penser ceci :
Si la psychanalyse, ne guérit pas (…), elle « sauve », elle sauverait de quoi, au juste ? Et bien, disons, du patient de lui-même ?.. C’est-à-dire de ces forces occultes (inconscientes) et qui « l’empêchent de vivre » (comme le relate Maria Pierrakos, dans un égarement). Quelles peuvent être ces forces occultes « inconscientes » sinon des « éléments refoulés » et (il faut le souligner) pathogènes, donc des symptômes névrotiques ? Voilà le verdict : La psychanalyse, comme ils le reconnaissent (hypocritement) ne guérit de rien (sauf de la raison…). Hyprocritement, parce que ce n’est pour commencer qu’un simulacre de dénégation pour essuyer avec un orgueil victorieux dans la deuxième partie de la phrase, toutes les attaques justifiées sur l’inefficacité, voire la nocivité récurrente des cures analytiques. L’orgueil victorieux consiste bien sûr à affirmer avec cette formule des plus vagues que la psychanalyse pourrait sauver quelqu’un de quoique ce soit! Le verdict, enfin, s’énonce plutôt de cette façon-là : « la psychanalyse ne guérit pas, donc elle ne sauve pas non plus ». Ou encore : « Puisque la psychanalyse ne guérit pas, elle ne peut sauver de rien ». Voilà tout. La psychanalyse n’a pour objectif que de former, ou plutôt formater à la psychanalyse…
Ce n’est sûrement pas un objectif subversif (…), c’est un objectif idéologique, lui-même dans le but d’un contrôle de la société : de tous ses individus. Et pourquoi ? Des motifs totalitaires, issus d’égos narcissiques et intolérants. Des motifs totalitaires, également pour des raisons plus bassement lucratives. La psychanalyse est infiltrée partout dans notre société, et ces petits soldats de l’armée du phallus, la plupart du temps sans aucun diplôme, tiennent à leur bout de beeftek et à leur fond de commerce. Faire « mmh-mmh » – « mmh-mmh » ; s’endormir pendant la cure, pouvoir prétexter que les « inconscients communiquent malgré tout ». Tout cela est énorme, oui, énorme, quand on y songe. Mais, comme tous les énormes « proton pseudos », plus c’est gros, et mieux ça passe, doivent penser les psychanalystes. Seulement, chez les récalcitrants éclairés, cela ne passera jamais.
…Mais dans ce cas, il manque une chose au bâteau, et cette embarcation est bien mal menée. Pour commencer, si l’analyste était un bon praticien, utile à quoique ce soit et soucieux de l’identité puis de l’autonomie de son patient, il lui aurait donné la plume pour écrire lui-même ses souvenirs avec indépendance. Ensuite, le gouvernail de la théorie aurait été quelque chose de nettement plus indépendant et sûr que cette plume. Et enfin, ce n’est pas une plume ni un gouvernail que l’analyste aurait dû avoir dans les mains, mais…. une canne à pêche, outil assez indépendant de l’analyste, tout de même. Et pourquoi ? Pour démontrer au patient la valeur indépendante des preuves d’existence de ses symptômes, d’une part, et, d’autre part, pour que le patient puisse vraiment les « manger », et les « digérer » définitivement, au lieu de les laisser « replonger » dans les eaux profondes des délires fabriqués autour de lui, par son analyste. Parce que le délire est partout en « analyse »,  et ici, c’est …. le fleuve lui-même !
Le fleuve, dans ce dessin, c’est l’analyse, toute la psychanalyse, et l’analyste et son patient naviguent tous les deux, en très mauvais pêcheurs de … RIEN. Ils imaginent des poissons (qui n’existent pas), et quand dans leurs délires communs, ils en voient sauter un hors de l’eau, ils ne songent même pas à en profiter, tout simplement parce qu’ils savent, et l’analyste, en charlatan le sait : ils ne peuvent pas en tirer le moindre bénéfice réel.
Pour finir, nous voyons dans ce voyage bredouille de l’analyse, une analogie avec ce qu’en pense Pierre-Henri Castel lorsqu’il la critiqua au niveau de son déterminisme : la psychanalyse est trop déterministe, a un point tel que la liberté du patient ne vaut guère mieux qu’une pièce de viande sur un tourne-broche. Mais laissons lui la parole, c’est plus édifiant encore :
« (…) Mais quels que soient les aspects étranges que présentent les actes manqués et leurs corrélats, il reste que le déterminisme psychique qu’ils illustrent, s’étendant à tant de manifestations différentes, paraît changer de nature. Il se métamorphose en principe métaphysique. Car pour la science, on l’a dit, il se résume à affirmer que si tel phénomène est donné, alors tel autre suit, selon telle loi. Son expression est donc conditionnelle. En outre, la nécessité de l’enchaînement est manifestement une nécessité pensée, et introduite du dehors dans les phénomènes par le jeu des hypothèses et de leurs confirmations empiriques. Mais que se passe-t-il, quand rien n’échappe, dans le réel même des connexions mentales, aux lois d’un inconscient déterministe? La conditionnalité de l’enchaînement disparaît: tout est déterminé de façon fatale, au sens où la succession des causes et des effets ne peut nulle part être réorientée dans un sens ou dans un autre. Notre sentiment de spontanéité ne pèse alors pas plus lourd, selon le mot de Kant, que l’opinion d’un tourne-broche sur sa liberté d’action. Il est difficile, ainsi, de concilier l’ambition déterministe, donc la réalité de lois causales contraignantes dans la vie psychique (y compris dans ses manifestations ordinairement considérées comme contingentes), et l’idée d’une guérison de la névrose qui remettrait entre les mains du malade quelque chose, un mécanisme sur lequel il pourrait agir, en opérant les choix (moraux ou esthétiques) dont Freud parlait la veille. »
Autre interprétation possible de ce dessin de Nini La Caille : le patient, venu s’amuser en psychanalyse et s’en moquer, s’est donc allongé sur le divan. Il a apporté un livre de Karl Popper avec lui, et il le lit avec beaucoup d’intérêt. L’analyste, impuissant devant son mutisme, (à moins de l’interpréter comme une « résistance », bien sûr..), tente une « ouverture » suggestive, et de capter son attention. Il lui demande : tout va bien ?… Le patient, quelque peu agacé et surpris d’être interrompu dans sa (saine) lecture, lui répond : oui, ça va, merci… Tiens, déplace-moi un peu le parasol, s’il te plaît. Et le psychanalyste tente une autre entrée en matière suggestive, et sur un ton choisit (…) lui demande alors : Le parasol …. (?). Le patient : Oui, ce qui fait office, ici, de parasol, car vous savez, en lisant cet excellent livre, je m’aperçois que je n’ai nullement besoin de vos lumières. De toute façon, vous n’en avez aucune à proposer, sauf vos postillons à certains moments, ou votre crachose (…). Et maintenant, j’ai besoin de concentration, vous pouvez dormir si vous voulez, merci. Alors, le psychanalyste, pour, bien entendu, ne pas se trouver en reste, et s’offrir une échappatoire vengeresse contre la blessure narcissique (…) qu’il vient de subir, ne peut que lui répondre : « mmh-mmh ». Et le patient de lui rétorquer enfin : ah, je vois, vous ronflez, en plus, quand vous dormez. Ce n’est pas grave, tant que vous ne bavez pas. Mais le psychanalyste, après un très long silence et vexé par cette formule, tente une fois encore de revenir à la charge, et lui demande : Et l’inconscient, il faudrait vous en soucier, vous ne croyez pas ?… Mais le patient répond en lui clouant le bec  : mon cher, je ne crois que ce que j’entends (…..).
Catégories :Résistances.
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