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Archive for octobre 2016

Encore une victime de la psychanalyse.

Quand mettra-t-on fin à cette imposture, dans notre pays : la psychanalyse ? 
Il faut faire interdire cette doctrine et son application. Il faut lui retirer toute reconnaissance « d’utilité publique » et l’éradiquer de tous les secteurs de la santé et de la société.
Mais…. un DU de psychanalyse vient d’être ouvert, où il est question des « découvertes et avancées de la psychanalyse ». Rappelons quelques phrases célèbres, quelques phrases clés : « tout ce que la psychanalyse a dit de nouveau, n’était pas vrai, et tout ce qu’elle a dit de vrai, n’était pas nouveau ».

La psychanalyse, (ou plutôt son père fondateur, car cela revient strictement au même), n’a « découvert » que ses propres délires sur la vie psychique, avec sa propre conception de l’inconscient, conception pseudo-scientifique, parce qu’immunisée contre toute critique depuis toujours, non seulement par sa dépendance sine qua non avec l’affirmation délirante d’un déterminisme psychique (inconscient) prima faciae absolu, mais aussi par cette incroyable précaution méthodologique divulguée par Freud en toutes lettres dès les premières pages de son Introduction à la psychanalyse : n’admettre aucun témoin ou critique (indépendant) pendant la cure (et encore moins pendant l’interprétation des cures), et devoir accepter de ne connaître la psychanalyse que par « ouïe-dire », seulement donc à partir du premier « témoin » princeps de l’inconscient, Sigmung Freud (voir les livres de Mikkel Borch-Jacobsen à ce sujet), puis à partir de ses grandes « histoires de cas », qui ne sont que des narrations en grande partie fictionnelles, et surtout des échecs cuisants qui furent présentés comme d’éclatantes réussites pour désinformer le public sur la valeur réelle de la psychanalyse et la probité intellectuelle de son père fondateur (voir le livre de Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire, et aussi celui de Borch-Jacobsen, Les patients de Freud).

En fait de stratagèmes d’immunisation contre toute critique, ils abondent dans l’histoire de la psychanalyse, ils se diversifient, se « modernisent » même, en fonction de l’enrichissement du contenu de plus en plus dévastateur de ces critiques. Et, fait plus grave, l’institution, une grande partie des médias français, certains personnages médiatiques, participent aussi de leur plein gré à la perpétuation de cette stratégie foncièrement anti-vérité, anti-scientifique, anti-Lumières : l’immunisation de la psychanalyse contre la critique. Ce n’est pas tant que l’on empêche la critique de s’exprimer, c’est que l’on cherche toujours à la décourager de le faire, à l’écoeurer, l’insulter, la diffamer, l’infantiliser, la diaboliser, la pathologiser, la dénaturer, etc., etc., etc…. ad nauseam.

Les « avancées » ? …

Mais, jamais la psychanalyse n’a pu progresser par « conjectures et réfutations » intersubjectivement contrôlées et répétables pour démontrer un contenu descriptif et explicatif de toutes ses théories fumeuses. Jamais.

En fait de théories, il s’agit d’hypothèses traitées comme des faits, de « vérités révélées », de conceptions totalement arbitraires sur la vie mentale et jamais démontrées de manière valide, comme nous l’avons dit, et d’un comportement social des psychanalystes vis-à-vis de l’administration de toute preuve valide qui soit digne de porter le label de scientificité, toujours complètement à rebours de l’approche d’une rationalité authentiquement scientifique, et même, de la rationalité en général… 

En somme, les psychanalystes sont depuis toujours en butte avec toute la dimension sociale et méthodologique de la preuve.

Par ailleurs, l’écrasante majorité d’entre eux, se réifie paradoxalement de ce statu quo, toujours en défense de nouvelles requêtes de preuves émanant de leurs patients ou de leurs critiques, requêtes qui accompagnent d’ailleurs toute l’histoire de la psychanalyse, mais qui n’ont jamais été satisfaites !

Cette situation est scandaleuse, a des conséquences jusque dans le social, évidemment, et les partisans de la psychanalyse ne cessent, de surcroît, de se nourrir de ce scandale, tout en continuant à l’entretenir lui-même et à quelles fins ! … L’argent, ironiquement nommé « gaz hilarant » par les psychanalystes, une influence sur les représentations du fonctionnement de la vie mentale qui a dépassé toutes les bornes de l’imposture, et une présence dominante dans beaucoup trop de secteurs de la santé, et plus généralement de la vie culturelle et sociale, qui n’est qu’idéologique et qui exerce un pouvoir obscurantiste qui n’octroie que très peu de partage, sinon aucun, aux vues concurrentes.

Voilà la situation lamentable, « franco-française », dont jouit encore la psychanalyse : les charlatans et leur doctrine obscurantiste de foire, en font encore leurs choux gras.

Toute la psychanalyse d’hier et d’aujourd’hui repose sur des engagements ontologiques non valides : la croyance, la foi même (ainsi que l’avoua à plusieurs reprises et de façon très claire dans plusieurs de ses ouvrages différents, le père de la doctrine), en un déterminisme prima faciae absolu et excluant tout hasard et tout non-sens, non seulement de la vie psychique, mais encore en faisant de ce déterminisme absolu de la vie psychique, celui de tous les comportements humains, aussi insignifiants et absurdes soient-ils… Sigmund Freud écrira aussi noir sur blanc, (entre autres délires), dans sa Psychopathologie de la vie quotidienne, que le déterminisme psychique était « valable sans exception », c’est tout dire, n’en jetez plus…

Nous avons démontré dans d’autres billets publiés sur ce blog, avec l’appui de la dévastation que fit Karl Popper du « déterminisme scientifique » dans son livre « L’univers irrésolu. Plaidoyer pour l’indéterminisme », (et aussi d’ouvrages comme celui de Jacques Bouveresse, Hans Jürgen Eysenck, Jacques Van Rillaer, Mikkel Borch-Jacobsen, René Pommier, et les propos de Freud lui-même contenus dans le chapitre 12 de sa Psychopathologie de la vie quotidienne, dans sa troisième leçon de psychanalyse, dans son Introduction à la psychanalyse), que les engagements ontologiques beaucoup trop déterministes de la psychanalyse, la réduisent à un projet (scientifique et thérapeutique) qui ne pouvait, dès ses débuts, et qui ne peut toujours qu’échouer avant même d’avoir pu commencer. Les prétentions trop déterministes de la psychanalyse en ont fait un projet scientifique et thérapeutique mort-né.

De telles conceptions aussi déterministes, ont rendu complètement inutile et même impossible tout recours à de véritables tests de mise à l’épreuve de la doctrine, d’une part, et, d’autre part, annoncent l’échec total de toute thérapie qui serait fondée sur l’interprétation des associations dites « libres » : Ce ne peut être la valeur opérante non démontrée (et non démontrable, du fait de conceptions trop déterministes) des théories freudiennes qui soient à l’origine des prétendues guérisons de certains patients ou de l’amélioration de leur état, mais l’usage massif, omniprésent, et finalement unique, de la suggestion, de la soumission à la théorie (et aussi de la soumission à la suggestion de faux), de la manipulation mentale, de la co-fabrication et de l’acceptation de faux souvenirs avec les patients, de l’endoctrinement, du conditionnement. (Pour ces dernières questions, voir l’excellent ouvrage de Nathan Stern, « La fiction psychanalytique », mais aussi ceux du Professeur Jacques Van Rillaer, de René Pommier, de Tobie Nathan, Hans Jürgen Eysenck, Jacques Bénesteau, et de Mikkel Borch-Jacobsen).

Au jour d’aujourd’hui, la psychanalyse demeure ce qu’elle a toujours été : une théorie zéro, une pratique thérapeutique zéro, et une pensée zéro. Il n’y a jamais eu « la psychanalyse ».