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Mensonge et désinformation : une freudienne met la main à la pâte.

9 septembre 2011 Laisser un commentaire


Chantal Calatayud, psychanalyste,
Directrice de l’Institut Français de Psychanalyse Appliquée.

Un lien.

Ses propos :

« Freud a postulé de la nécessité d’une formation théorique et pratique suffisante de la psychanalyse pour exercer la profession de psychanalyste pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que l’inconscient est non seulement l’espace psychique le plus abstrait de l’individu mais aussi le plus fragile. Lorsqu’un analysant se confie à un psychanalyste, il lui livre la part la plus subtile de son Être : l’inné d’une certaine façon. Le métier de psychanalyste est ainsi une profession qui engage à plus d’un titre ce professionnel. Ensuite, il ne s’agit pas que le psychanalyste confonde son histoire personnelle avec celle de son patient, cas auquel les projections du thérapeute deviendraient la porte ouverte à des conséquences pouvant évoluer vers des décisions dramatiques du patient malmené par un « psy » incompétent. Un « charlatan » ou un « coquin », selon le maître de la psychanalyse, est également celui qui exercerait la psychanalyse sans avoir suivi une psychanalyse suffisamment longue pour ne pas respecter la « neutralité  bienveillante » nécessaire à l’objectivité du psychanalyste face à son analysant. »

Commentaires :

Énorme. Elle accuse elle-même (sans s’en rendre compte) l’accusateur (Sigmund Freud) de charlatanisme. Pourquoi ? Parce que Freud n’a jamais été analysé par personne! Autre chose : il a psychanalysé des membres de sa propre famille, alors qu’il avait lui-même interdit cela dans son prétendu « code de déontologie psychanalytique », alors même que la psychanalyse, ne respecte strictement aucun code de déontologie puisque le petit freudien, à l’image de son maître-gourou, croyant pouvoir toujours s’autoriser de lui-même partout où il va, s’autorise à psychanalyser sans le consentement de sa victime, qui il veut, là où il veut, et quand il veut. Par exemple, on a vu le Miller s’autoriser la psychanalyse du Président de la République française, sur Youtube! Scandaleux.

Mais le fait de voir des gens « s’autoriser d’eux-mêmes » pour exercer de la jouissance d’emprise sur autrui, est une chose malheureusement admise dans notre société française, où les psychanalystes s’enorgueillissent de constater que les dogmes et les délires de Sigmund Freud sont passés dans les « représentations », les mots, les jugements de n’importe quel quidam.

Freud a « découvert » l’inconscient à partir de mensonges, de faux-rêves, et d’une méthode d’investigation non valide : l’introspection. Il n’a jamais fourni la  moindre preuve indépendante de ses « théories », et a, dès « L’introduction à la psychanalyse » justifié de s’isoler avec son patient, à l’abri de tout témoin indépendant. Personne n’a jamais pu contrôler ses méthodes, et dans la pratique « clinique », et dans l’interprétation, ainsi que dans la rédaction de ses « investigations ».

La psychanalyse n’est que « la science privée » du seul et unique témoin de l’inconscient : Sigmund Freud. A partir du lui-même, la seule méthode aura  donc été l’induction, méthode non-valide et foncièrement anti-scientifique, laquelle ne lui aura permis, justement, que de prendre son propre cas pour généralité.

Par conséquent, et pour reprendre son propre jargon, Freud a « projeté » (consciemment) son cas, à la Terre entière, que du reste, il envisageait comme patient. Beaucoup plus tard, Elisabeth Roudinesco écrira que « La France est la chasse gardée de la psychanalyse ». Personnellement, je ne suis la « chasse gardée » de personne, et personne n’est ma « chasse gardée ». Je ne suis le psychothérapeute de personne, et ne souhaite être psychothérapié ou analysé par personne.

Tout au long de ma vie je n’ai jamais tenté de pratiquer une psychologie de boulevard sur qui que ce soit, et j’en suis très fier. J’ai horreur de la manipulation et je ne comprends toujours pas, pas plus que je ne peux admettre que des personnes pensent pouvoir s’autoriser d’elles-mêmes pour exercer, sans un consentement explicite et préalable, des formes quelconques de manipulation ou de suggestion dans le but de mettre autrui « en travail » sur lui-même.

L’argument qui consiste à se dire « c’est pour son bien », est pour moi le pire de tous. Il procède d’un paternalisme logiquement infantilisant, donc humiliant. Et s’il est humiliant il est aussi, à mes yeux, immoral. Or, la morale, est bien ce qui structure une société et les rapports entre les gens.

Dans une société d’individus libres et adultes, chacun a le droit d’agir pour son propre bonheur ou son propre malheur à la condition que ses actions ne nuisent pas à la liberté et/ou à la sécurité d’autrui.

Par conséquent, un individu normal et adulte sera toujours comme instinctivement révulsé par toute tentative non consentie de contrôle psychologique de sa personne. Dès qu’il ressent un tel contrôle, ou des « observations », des « interprétations », etc., il se sent indisposé, gêné, voire écoeuré, ou comme violé dans son intimité et son individualité. Ensuite, il est encore plus pervers d’interpréter les diverses expressions possibles de ces réactions de rejet qu’il peut manifester comme la prétendue  confirmation de soi-disant « symptômes » confirmant le « bien fondé » d’une « thérapie » qui se croirait dès lors autorisée à être pratiquée contre le gré de l’individu, et « pour son bien ».

La psychanalyse, c’est cette chose bizarre par laquelle ses aficionados de tout poil psychologisent tout. Tout ce que vous dites, tout ce que vous pensez, tout ce que vous écrivez, tout ce que vous faites, tout. Tous les mots, tous les textes, peuvent être « psychologisés » ou être identifiés comme des « associations libres ». Dès qu’un psychanalyste ou un psychologue de la même obédience se sent en difficulté face à vos critiques, il a toujours le recours à la psychologisation ne serait-ce qu’à partir d’un seul de vos mots, ou une seule de vos expressions. En effet, la croyance loufoque dans un déterminisme psychique prima faciae et absolu leur permet aussi de penser que l’inconscient peut « se cacher » (et de toute façon se cache et « agit ») dans tout. Il mettra donc l’accent, comme ça lui plaira et à n’importe quel moment sur un mot, une intonation, et je ne sais quoi d’autre, pour reprendre le biais du psychologique, donc du « psychique », et par voie de conséquence de « l’inconscient ».

Tous les freudiens, tous les psychanalystes, sont des geôliers potentiels de tout individu. Pourquoi des « geôliers » ? Parce qu’ils savent par avance, qu’ils peuvent emprisonner dans leur gangue interprétative, toute forme d’expression humaine de quoique ce soit, selon leurs besoins. Quels sont ces « besoins » :

.Maintenir la doctrine comme une idéologie dominante dans les esprits.

.Réduire à néant toute prétention à réagir rationnellement contre la doctrine.

.Réduire à néant toute prétention à une autonomie de l’individu, indépendante de tout « regard » que l’on pourrait porter sur lui, à partir de la doctrine.

.Permettre à l’ego du psychanalyste ou du psychologue adhérant à la théorie de l’inconscient de Freud, de n’être jamais frustré, stigmatisé, ou humilié par les critiques dès lors qu’elles seraient susceptibles d’être capables de montrer aux yeux de tous que….le Roi est nu!