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Joseph VAN DEN REYSEN.

Commentaires : 

Joseph Van den Reysen (mon père), n’a été communiste que pendant sa jeunesse. Une conviction politique qu’il abandonna finalement très tôt, après s’être rendu compte, via la lecture des ouvrages d’Alexandre Soljenitsyne, notamment, des réalités sur le système et les crimes du stalinisme. Mais ce ne furent pas les seuls ouvrages qui contribuèrent à sa déconversion définitive du communisme et du  socialisme, il y en eut beaucoup d’autres dans sa bibliothèque forte de plus de deux mille ouvrages..
Je lui dois la découverte de Karl Popper qu’il me conseilla de lire en 1989 (ou 1990, je ne sais plus exactement). Comme j’éprouvais de grandes difficultés à comprendre certains chapitres de « La logique de la découverte scientifique » de l’auteur, il me conseilla de recommencer avec « La société ouverte et ses ennemis ». C’est à partir de cet « effort de guerre » de Karl Popper contre le totalitarisme qu’est né ma passion pour cette oeuvre, une passion qui n’a jamais faibli, et me permettant ensuite de reprendre de manière plus aisée la lecture de « La logique de la découverte scientifique » avant d’enchaîner sur le reste de l’oeuvre de Popper. Puis, bien que perplexe au début, j’ai finis par reconnaître le bien fondé des critiques de mon père concernant la psychanalyse, surtout après la lecture de tous les autres ouvrages de Karl Popper, car ce n’est que bien plus tard que je fis la connaissance de Jacques Bénesteau, dont l’ouvrage « Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire » reste encore le plus marquant pour moi, concernant la critique de cette doctrine.
Joseph Van den Reysen a terminé sa carrière à la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), organisme dépendant de l’ONU, donc comme fonctionnaire de l’ONU, au grade de « P5 », qui est le plus élevé, avant celui de directeur de la CEA (où il se chargeait en particulier d’effectuer des enquêtes annuelles dans divers pays africains, afin de rédiger un rapport annuel pour l’ONU sur leur  situation économique et sociale, dans quasiment tous les secteurs), bien qu’il occupa à la toute fin de sa carrière, le poste de directeur par intérim, à Addis Abeba.
Je lui dois également l’essentiel de mes connaissances sur la situation géopolitique de l’Afrique et en particulier celle du Moyen-Orient, domaines dans lesquels, il est toujours doté d’une culture et d’une pertinence de vues qui ridiculiseraient un pseudo-intellectuel du calibre de BHL, par exemple. D’ailleurs c’est encore lui qui a su éveiller mon intérêt au sujet de ces questions, et sur la politique en général.
Je lui reconnais une patience et une gentillesse sans faille, mais ces deux qualités sont souvent l’apanage des gens dotés d’une intelligence et d’une culture hors-normes. Sans parler de son absence d’arrogance, et Dieu sait si cette « qualité » (l’arrogance) se rencontre souvent chez les crétins, et chez pas mal de bourricots se prenant pour chevaux de course que j’ai eu l’occasion de rencontrer pendant ma vie. Décidément, les gens arrogants, (le plus souvent des crétins, comme je l’ai dit) on souvent cet autre trait commun : ils oublient que l’on peut toujours les comparer à d’autres personnes (…), et bien loin d’impressionner par leur attitude, ils ne se doutent pas qu’en réalité, ils m’ont fréquemment donné envie d’en rire en mon for intérieur, plutôt que de me fâcher.
Il s’est par ailleurs toujours intéressé aux langues étrangères. Parle le wolof, l’amharique (est titulaire d’une thèse de doctorat d’Etat en linguistique obtenue en étant à la retraite et avec la mention « très honorable », sous la direction du Professeur Francis Cornish), l’arabe (est titulaire d’une maîtrise), l’anglais, l’américain, pendant un temps le russe, mais aussi des langues mortes, comme le latin et le grec ancien.
Lorsque je songe aux théories délirantes quand elles ne sont pas tout simplement ridicules de la psychanalyse, comme celle consistant à affirmer qu’il faudrait soi-disant « tuer symboliquement le père »,  je ne peux encore qu’avoir envie de rire. Et pourquoi faudrait-il « tuer symboliquement » un tel homme qui s’occupe au jour le jour de son épouse depuis leur remariage, épouse qui est depuis plusieurs années très mal en point, suite à une attaque cérébrale et aux mauvais traitements qu’elle a pu subir lors de sa carrière d’enseignante, (je n’oublie pas non plus la prise en charge désastreuse par des praticiens d’obédience psychanalytique à une époque de sa vie…), par toute une meute de petits collègues jaloux de ses compétences, sans parler aussi de certains inspecteurs, mais passons… Enfin comment « tuer symboliquement » celui dont la culture et la clarté de vue dans tant de domaines confinent pour moi à l’inaccessible ?