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Daniel FASQUELLE, député UMP. Un projet de loi visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes.

20 janvier 2012 3 commentaires

Un député UMP veut interdire l’accompagnement psychanalytique.

Extrait :

« Le député UMP Daniel Fasquelle va déposer vendredi sur le bureau de l’Assemblée une proposition de loi visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes au profit de méthodes éducatives et comportementales, a-t-il indiqué à l’AFP.

« Pour aider ces personnes à s’en sortir, la France ne peut plus continuer à cautionner et financer les pratiques de type psychanalytique dans le traitement de l’autisme », affirme le député, qui cite le chiffre d’un enfant sur 100 en France affecté par des « troubles du spectre autistique (…) ».

Le Point.fr

Daniel Fasquelle« En matière d’autisme, le retard de la France est scandaleux. »

Le blog de Daniel Fasquelle et le texte de son projet de loi.

Extrait :

« Le texte de ma proposition de loi :

Proposition de loi visant l’arrêt des pratiques psychanalytiques
dans l’accompagnement des personnes autistes,
la généralisation des méthodes éducatives et comportementales,
et la réaffectation des financements existants à ces méthodes

Présentée par Daniel FASQUELLE,
Député du Pas-de-Calais

EXPOSE DES MOTIFS

L’autisme est un trouble sévère qui touche 1 enfant sur 100 (dernier chiffre de prévalence issu de Thomson & collaborateurs, décembre 2011). En France, on estime à 600 000 le nombre de personnes affectées par les troubles du spectre autistiques (TSA). 
La situation de ces personnes et de leur famille demeure dramatique dans notre pays, il est aujourd’hui plus qu’urgent de correctement traiter ce problème de santé publique majeur.
Pour aider ces personnes à s’en sortir, la France ne peut plus continuer à cautionner et financer les pratiques de type psychanalytique dans le traitement de l’autisme.

Pour rappel, la psychanalyse ne figure dans aucune recommandation nationale ou internationale en matière d’autisme. Elle n’est citée ni par l’INSERM dans son expertise collective de Février 2004, ni par le Conseil National d’Ethique dans ses rapports N°42 de 1996 et N°107 de 2007, ni par la Fédération Française de Psychiatrie dans ses recommandations d’Octobre 2005.

L’approche psychanalytique de l’autisme a été abandonnée depuis au moins 20 ans dans la plupart des pays occidentaux au profit de méthodes éducatives et comportementales.
Cette mutation, qui s’est opérée aussi bien dans la définition de l’autisme, aujourd’hui défini comme un trouble neuro-développemental, que dans sa prise en charge, s’est fondée sur un constat simple : aucune étude scientifique publiée ne permet d’attester du bienfondé ni surtout de l’efficacité de la démarche psychanalytique, contrairement à certaines techniques de rééducation spécifiques (outils de communication, méthodes éducatives, méthodes comportementales), dont l’apport a été démontré dans plusieurs études. A titre d’exemple, en 2010, une étude sur le modèle de Denver, conjuguant intervention précoce et programme éducatif et comportemental intensif – 25h hebdomadaires – a montré qu’une prise en charge de ce type permettait de faire régresser les symptômes autistiques, d’améliorer considérablement le langage ainsi que les facultés cognitives (+ 17 points de QI en moyenne pour une intervention dès 18 mois).
La communauté scientifique internationale est unanime sur cette question et déconseille dans les guides de bonnes pratiques l’utilisation des prises en charge d’inspiration psychanalytique. 

En janvier 2010, enfin, comme partout dans le monde, la Haute Autorité de Santé a enfin reconnu la Classification Internationale des Maladies de l’Organisation Mondiale de la Santé (la CIM-10), incluant l’autisme dans les Troubles Envahissants du Développement et abandonnant de fait la notion de psychose infantile.(…) »

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Extrait : « (…)Avec un enfant sur 150 atteint et une augmentation des cas chaque année, l’autisme est devenu un problème de santé publique majeur mais aussi un enjeu de société. Un vif débat oppose deux conceptions de la prise en charge. D’un côté l’école psychanalytique, utilisée depuis 30 ans par une large majorité de psychiatres, et de l’autre les méthodes éducatives d’origine anglo-saxonne, qui s’appuient sur des techniques comportementalistes et la répétition de mêmes gestes, comme la méthode Aba. Pour Valérie Létard, même si « cette opposition tend (…) à s’atténuer, on peut encore observer de nombreux freins à l’acceptation d’un changement de paradigme. » Or, « les approches éducatives (…) ont fait l’objet de nombreuses études qui en ont démontré l’efficacité, tandis que les thérapies psycho-analytiques n’ont jamais fait l’objet d’études pouvant valider leur bien fondé. »
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