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Archive for the ‘Education.’ Category

Barak Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique.

Barak Obama serait-il à compter parmi les « récalcitrants éclairés » ?.. Etant donné la politique extérieure menée par les USA, ce qui s’est passé en Irak, en Syrie, en Lybie, ou ailleurs, il en serait plutôt d’emblée exclu, évidemment. Mais…
Mais son discours sur l’éducation et d’autres choses importantes, nous a plu, avouons-le.
Retenons cette phrase, très importante, et qui, selon nous semble relier directement Barak Obama, avec la pensée de Karl Popper : 
« The rejection of facts, the rejection of reason and science,… that is the path to decline ». 
(B. Obama).
Voilà ce qui devrait inspirer notre Ministre de l’Education Nationale, nos gouvernants français socialistes (…), et d’autres décideurs. Voilà aussi sur quoi devrait méditer tous ces psychanalystes. Eux qui rejettent ouvertement les avancées de la vraie science, les faits, et qui confondent le rationalisme, et son usage éclairé par la critique avec leurs délires. Car la psychanalyse, n’a jamais été un « rationalisme », cela a toujours été un délire. Parce que le délire intellectuel commence avec une croyance délirante : la possibilité d’un déterminisme prima faciae absolu qui pourrait exclure tout hasard et non-sens. Le lacanisme est aussi une forme « d’intellectualisme », comme le fut la « pensée » ou la « philosophie » (…) de Hegel, laquelle fut très justement caractérisée, en son temps par Arthur Schopenhaeur : « encore un rêve de dément, issu de la langue, et non de la tête ». Au sujet de Hegel, Schopenhaeur et plus tard Karl Popper, dans le tome 2 de La société ouverte et ses ennemis, avaient tous les deux raison, bien entendu. Mais pourtant, les ravages de l’hégélianisme se poursuivent encore aujourd’hui dans la « pensée française », malgré tout l’éclairage salutaire qu’aurait pu fournir l’oeuvre de Karl Popper pour nous, français. Voici donc maintenant, et pour rappel, ce qu’a écrit Jacques Bouveresse, un autre vrai récalcitrant éclairé, à propos de Karl Popper, et de la « pensée française », cela vaut le détour, et cela aussi, c’est vrai : 
« Si l’on se demande pourquoi Popper, après avoir été si longtemps et aussi systématiquement ignoré par la philosophie et l’épistémologie françaises contemporaines, bénéficie depuis quelques années d’un véritable succès de mode, il est à craindre que la réponse doive être cherchée non pas dans une conversion soudaine et inespérée à ce qu’il appelle le « réalisme critique », mais plutôt par le fait que, après plusieurs décennies de dogmatisme philosophique et politique effréné, il donne aux milieux intellectuels français l’occasion de s’offrir à bon compte une cure de scepticisme indifférencié et radical, qui ne risque pas de mettre en danger les convictions foncièrement irrationalistes qui continuent à y régner« . 
Vous croyez que la psychanalyse sera un de ces jours soumise au « réalisme critique », ou au « rationalisme critique » dont parle Karl Popper, dans tous ces milieux intellos (…) parisiens qui tiennent toujours le crachoir uniquement parce qu’ils réussissent encore à soumettre des moutons, sans être eux-mêmes capables de se rendre compte qu’ils ne sont que les suiveurs ou les commentateurs serviles d’idéologies qui tiennent encore debout grâce à leur mainmise sur les médias et pour quels intérêts (…)! ? Vous croyez que tous les fanatiques qui font encore des incantations à la psychanalyse seront un jour motivés à la débarrasser de tout ce qu’il faut changer pour qu’elle puisse enfin être soumise à de vrais tests, à moins qu’un improbable sursaut de « réalisme critique » les éclairent enfin sur ceci : il suffit tout simplement d’éradiquer la psychanalyse ? Il faudrait déjà que les psychanalystes aient envie de se cultiver un peu plus sérieusement, (et honnêtement), sans oublier le respect dû à l’oeuvre de Popper, sur ce problème. Mais d’ici là, les poules auront des dents, sans doute aussi longues que celles de requins blancs…
Karl Popper, n’a jamais conspué ni craché sur « l’intellectualisme » qui consiste à faire des conjectures métaphysiques audacieuses, ou hardies, et de continuer de faire usage du rationalisme critique sur elles, pour qu’elles puissent être soumises à des tests scientifiques ; cela, jamais Popper ne l’a fait. Il s’est même posé en défenseur éclairé et nuancé de la métaphysique contre les positivistes du Cercle de Vienne dont le projet était de l’éliminer entièrement dans toute entreprise scientifique, alors que l’histoire des sciences montre qu’aucune science ne naît sans conjectures métaphysiques… Par contre, il s’est toujours érigé en adversaire impitoyable de l’autre forme d’intellectualisme, celui représenté, comme nous l’avons dit plus haut, par Hegel, qui fut sans nul doute le « père de l’âge de la malhonnêté intellectuelle » et de l’irresponsabilité morale. Et oui, les psychanalystes ont un deuxième « père » (…) : avant Freud et Lacan, c’est Hegel. Laissons-les « travailler dessus », comme ils disent parfois.
Mais écoutez plutôt, Barak Obama :