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Franck CIOFFI : « Un exemple de confirmation fallacieuse ».

20 décembre 2014 Laisser un commentaire

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« Un jour, j’ai entendu une anecdote concernant J. Edgar Hoover, le fondateur du FBI, selon laquelle, lorsqu’il avait décidé de mettre sur écoute une personne soupçonnée de subversion, il préparait deux avis, l’un intitulé « subversif » – pour les cas où les conversations entendues seraient compromettantes -, et un autre intitulé « subversif rusé » – pour les cas où elles  ne le seraient pas.
On a imputé à Freud la même pratique, mais, avant de déterminer le bien-fondé de cette imputation, nous devons préciser quelle est la morale de l’histoire de Hoover. La morale, ce n’est pas, comme les falsificationnistes purs pourraient le penser, que Hoover aurait dû déclarer l’individu sous surveillance « innocent non subversif », en raison de l’absence de conversations compromettantes. Cette question doit rester ouverte à jugement. Ce que l’on peut reprocher à Hoover, de même qu’à Freud (et à Adler dans l’anecdote de Popper), ce n’est pas de ne pas avoir innocenté en l’absence de conversations compromettantes, mais d’avoir reconnu coupable malgré l’absence de preuve.
Dans le cas de Freud, ses détracteurs lui reprochent d’avoir annoncé que sa théorie avait été confirmée par l’expérience alors que tout ce qu’il était en droit d’affirmer, c’était tout au plus qu’elle n’avait pas rencontré d’exception qu’il n’ait pu expliquer. On soupçonne – et c’est ce que les freudiens doivent éclaircir – que, si les analystes dans leur ensemble n’ont pas trouvé d’exception, c’est parce que la théorie freudienne ne définit pas clairement ce qu’est une exception. À propos du cas Dora, Freud a écrit :
« Je ne peux que répéter encore et toujours – puisque je n’ai jamais eu la preuve du contraire – que la sexualité est la clé du problème des psychonévroses et des névroses en général. »
Pour les détracteurs de Freud, si cette affirmation est fallacieuses et non simplement erronée, c’est parce que la théorie freudienne ne fournit pas de définition suffisamment précise de ce qui pourrait constituer une « preuve du contraire ». Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que Freud ait pu déclarer, après trente ans de pratique, que toute son expérience « a montré que les névroses proviennent d’énergie sexuelles pulsionnelles ». C’est lorsqu’elle est rapportée à ce genre de déclarations que la notion de non-réfutabilité a lieu d’être abordée et que ses conséquences sont le plus préjudiciables.
Dans le supplément littéraire du Times, le critique du troisième tome des Collected Papers de Freud remarqua à propos de celui-ci :
« Il écrit comme s’il avait à son crédit toute une doctrine éprouvée. Par conséquent, ce qui semble le plus évident au lecteur non averti traîne en longueur et les analogies les plus grossières sont présentées de façon brève et, pour ainsi dire péremptoire, comme si l’auteur était un scientifique faisant référence à quelque chose d’aussi avéré que le poids atomique des éléments chimiques ».
Considérer cette objection comme une objection de non-réfutabilité reviendrait à la dénaturer. Elle semble répondre davantage à la notion de confirmation fallacieuse. »
(In : Franck CIOFFI, « Le livre noir de la psychanalyse », éditions Les Arènes, sous la direction de Catherine Meyer, Paris, 2005, Épistémologie et mauvaise foi : le cas du freudisme ; un exemple de confirmation fallacieuse, pages : 321 – 323).
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Autisme : Heather la voix du silence…
Brefs commentaires :
Certes l’autisme aurait besoin d’une approche pluridisciplinaire. Mais, y compris dans un telle démarche, et compte tenu des ravages causés par la psychanalyse auprès des enfants et de leurs familles, la psychanalyse doit en être définitivement exclue, et même pourrait-on dire, éradiquée.
La psychanalyse ne fait que faire « traîner les pieds » au progrès des enfants autistes dans le sens d’une intégration dans la société, pour parler largement. Elle les tire en arrière, ou plutôt les maintient au fond de son gouffre, de son néant théorique et thérapeutique.
Les psychanalystes sont ouvertement opposés à toute détection précoce de l’autisme, à l’insertion des enfants autistes dans des systèmes éducatifs autres que ces institutions contrôlées par leur doctrine où certains enfants sont maltraités de la façon la plus atroce.
Il faut éradiquer la psychanalyse. Mais comment ? En s’informant, et en informant le public. Il y a l’épistémologie d’abord, à laquelle aucune psychanalyse ne résiste. Il y a l’histoire du freudisme et la propre histoire de la psychanalyse, avec ses diverses « méthodes » lamentables pour s’incruster et formater les pensées, et perpétuer un statu quo sous forme de pensée unique et d’idéologie dominante et totalitaire. Il y a ses résultats thérapeutiques, déjà démontrés par le rapport de l’INSERM comme proches de zéro… Il y a surtout le consternant comportement social des psychanalystes vis-à-vis de leurs contradicteurs rationnels et éclairés. Mais comment ne pas mettre en première place les conséquences dramatiques pour des enfants! La situation commence à dépasser le stade du scandale : elle devient abominable.
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Franck Ramus : Maltraitance, de la théorie à la pratique.

 

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Maltraitance à l’IME de Moussaron ? Et ça continue, encore et encore…

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