Archive

Archive for the ‘François JACOB.’ Category

François JACOB. « La fonction de la science ».

 

 

« Par quelle nécessité des hommes mettent-ils tant de passion, prennent-ils tant de plaisir à vouloir éternellement explorer le monde, l’interroger ? À cette question, ceux qui aiment la science répondent : par curiosité, par désir de s’approprier la nature, d’améliorer le sort de l’homme. Ceux qui n’aiment pas la science disent : par ambition, par volonté de puissance, amour de la gloire ou même cupidité. Mais ce n’est pas tout. Il y a des facteurs plus profonds. Il y a la tentative, la tentation de comprendre un monde qui se dérobe. La révolte contre la solitude. Contre une réalité qui vous échappe, qui vous ignore et sans laquelle il n’y a pas de vie. Une exigence métaphysique de cohérence et d’unité, dans un univers qu’on cherche à posséder mais qu’on ne parvient pas même à saisir. (…) Telle était, à mes yeux, la fonction de la science. Celle-ci représentait pour moi la forme la plus exaltante de la révolte contre l’incohérence de l’univers. Le moyen le plus puissant trouvé par l’homme pour faire concurrence à Dieu ; pour rebâtir inlassablement le monde en tenant compte de la réalité. Là se manifestait dans toute son ampleur l’acharnement de l’aventure humaine ». (François Jacob, « La statue intérieure », p. 305-306.).

 

Commentaires :

« (…) par ambition, par volonté de puissance, amour de la gloire ou même cupidité », écrit François Jacob.

Telles furent les « nécessités » de Sigmund Freud, comme l’a magistralement démontré Jacques Bénesteau dans « Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire ». Telles furent les facettes des motivations de ce même Freud, lorsqu’il rejeta de façon tout à fait explicite la méthode expérimentale dans sa fameuse réponse aux propositions de Saul Rosensweig.

Comme Freud l’écrivit d’ailleurs lui-même, il n’était pas un « scientifique », au sens le plus noble du mot, mais un « Conquistador ».

Sa doctrine ultra déterministe est l’exact reflet de ses motivations diamétralement opposées à la science, elle représente ce désir de puissance, d’omnipotence, et l’envie de faire main basse sur la pensée des hommes plutôt que de vouloir humblement la servir.

La psychanalyse est la pire ennemie de la « Société ouverte ». Elle doit être punie pour tout le mal qu’elle lui a fait. Elle doit être jetée aux oubliettes de l’histoire, parce qu’il n’y a rien de plus grave que de porter atteinte à nos ambitions de libre-arbitre et à tout le soin que met la véritable Science à toujours essayer de l’augmenter sans jamais sombrer dans le délire qui consisterait à croire que ses pouvoirs nous donneraient un jour un accès à tous les secrets de l’univers.

Chers récalcitrants éclairés, le combat continue…

 

Catégories :François JACOB.