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Friedrich A. Von HAYEK : « La sélection par en bas ».

Pour tous les moutons et autres rats agglutinés dans la secte des « psychanalystes-et-psychothérapeutes-de-boulevard-s’autorisant-d’eux-mêmes-etc., etc., etc » :

« Un groupe suffisamment nombreux et fort, présentant des opinions suffisamment homogènes à plus de chance d’être formé par les pires que par les meilleurs éléments de la société, et ceci pour trois raisons principales. D’une façon générale, les principes de sélection qui détermineront la constitution d’un pareil rassemblement, seront, selon la conception courante, des principes presque entièrement négatifs. 

Premièrement, plus on cultive l’intelligence, plus on développe l’instruction, plus les opinions et les goûts des individus se différencient, et plus difficilement ils s’entendent sur une certaine hiérarchie des valeurs. Comme corollaire de cette thèse, nous pouvons affirmer que plus nous recherchons  l’uniformité, le parallélisme parfait des vues personnelles, plus il nous faut descendre vers les régions d’un climat moral et intellectuel primitif, où les instincts et les goûts ordinaires dominent. Ceci ne signifie pas que la majorité du peuple ait un niveau moral inférieur. Nous voulons dire simplement que le groupe le plus important ayant des conceptions analogues est composé de gens de niveau assez bas. En d’autres termes, le plus bas dénominateur commun réuni le plus grand nombre d’individus. S’il faut créer un groupe suffisamment nombreux, capable d’imposer ses vues sur les valeurs essentielles, on ne saurait le recruter parmi des hommes  très différenciés, qui ont des goûts personnels. Il sera plutôt composé d’hommes pris dans la masse au sens péjoratif du mot, parmi les moins indépendants et les moins formés, tout juste bons à soutenir par leur nombre un idéal déterminé. 

Mais le dictateur futur ne peut pas se contenter de l’appui de ces hommes dont les instincts primitifs et les vues sommaires se ressemblent par hasard : leur nombre ne suffirait pas pour l’exécution de ses desseins. Pour grossir le groupe il sera obligé d’en convertir d’autres au même credo. 

Nous arrivons là au second principe négatif de sélection : on obtiendra l’adhésion des gens dociles et faciles à duper qui n’ont pas de convictions personnelles bien définies et acceptent tout système de valeur à condition qu’on leur répète des slogans appropriés assez forts et avec suffisamment d’insistance. Leurs idées vagues et confuses se laissent facilement influencer, leurs passions et leurs émotions s’ébranlent aisément ; ainsi iront-ils les premiers grossir les rangs du parti totalitaire. 

L’habile démagogue n’aura qu’à souder tous ces éléments pour créer un corps homogène et cohérent, et c’est ici qu’apparaît le troisième, le plus important peut-être, des principes négatifs de sélection. Des gens tombent plus facilement d’accord sur un programme négatif  – la haine de l’ennemi, l’envie des plus favorisés –  que sur des buts positifs ; c’est presque une loi de la nature humaine. L’élément essentiel de tout credo politique, capable de sceller solidement l’union d’un groupe, est l’opposition entre « nous » et « eux », la lutte commune  contre les hommes qui se trouvent en dehors du groupe. La formule est toujours employée pour obtenir non seulement le soutien politique, mais simplement l’obéissance totale des grandes masses. Elle a l’avantage de laisser une plus grande liberté d’action que  n’importe quel programme positif. L’ennemi, qu’on le choisisse à l’intérieur comme le « Juif » ou le « koulak », ou à l’extérieur, est un accessoire indispensable aux chefs totalitaires. »

(Extrait du chapitre intitulé : « la sélection par en bas ». In: « La route de la servitude » de Friedrich A. Von HAYEK, Edition: Presses Universitaires de France, collection Quadrige. 2° édition, mai 1993, pages : 101 – 102).

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Commentaires :

Serait-ce sombrer dans les « vertiges de l’analogie », d’affirmer que la fameuse « sélection par en bas » décrite par le grand Friedrich A. Von Hayek, opère dans d’autres domaines que celui de l’action politique ? Par exemple dans les  relations entre personnes d’un même groupe, lorsqu’un de ses membres ose se distinguer soit par un caractère plus « entier », plus intransigeant, soit par une « qualité » que l’ensemble n’a pas, ou même un défaut ?

Il faut voir, alors, comment se mobilisent les sentiments et les émotions les plus communément négatifs, contre le mouton à cinq pattes : jalousie, défiance, ironie, commérages, amalgames, etc…Ceci, constitue souvent le premier temps de la cabale à venir, voici le deuxième. Il procède un peu de l’effet Pygmalion : une fois la mise à l’index effectuée contre notre mouton à cinq pattes, il reste à lui poser une étiquette qui servira à alimenter encore les vils sentiments du groupe contre lui par la procédure qui consiste à ne rechercher ou à constamment interpréter les moindres faits et gestes de notre mouton enragé en fonction de  l’étiquette négative dont il est affublé. Dans notre troisième temps, le mouton subit une métamorphose quasi-kafkaïenne : il devient bouc émissaire et l’objet de toutes les petites vengeances quotidiennes, (réparatrices de quelques crimes de lèse-vanité par exemple), que l’on aime porter contre ceux dont on sait qu’ils sont affaiblis par leur position dans le reste du groupe.

De façon tout à fait hypothétique, je me permettrai d’avancer qu’il y a aussi une sélection par en bas dans les sentiments, les émotions et les décisions des gens quand ils se trouvent confrontés à la situation que je viens de décrire : ceux qui cultivent facilement des stratégies négatives contre le mouton à cinq pattes, l’ennemi commun,  sont les plus nombreux, les autres, ceux qui préfèrent cultiver la tolérance et l’indépendance d’esprit, les plus rares.

Les psychanalystes voudraient que tout le monde soit « comme eux ». Avec leurs blessures narcissiques, leurs besoins de vengeance qui y sont corrélés, et leurs goûts ordinaires, sinon « domestiques » pour l’humiliation, l’art (?) de provoquer chez les individus normaux des sentiments de frustration injustifiés, l’infâme stratégie du retournement pervers, la paranoïa interprétative du « soi » et des autres, qui se mue à leur endroit, en vampirisme interprétatif et intrusif, etc..

Les psychanalystes ne sont que des « domestiques », des sortes de valets de tous les jours, soumis, et si volontairement zélés, voués à « la cause de l’inconscient », sans arrêt brandi comme une menace d’anormalité, ou au moins d’humiliation des personnes normales et indépendantes qui les entourent.

Ils traficotent sans arrêt le sens de ce que vous dites, pour effectuer leurs renversements, leurs retournements de telle sorte que cela soit toujours favorable à leur théorie de l’inconscient, à partir de laquelle ils vont pouvoir jouir ad nauseam de vous affubler de prétendus « symptômes » ou de je ne sais quelle « névrose ». Le « conscient » n’est pas le maître, selon eux. « Le moi n’est pas le maître en sa propre maison ». Donc, pour ces malades, tout ce que vous faites consciemment, n’est qu’un révélateur d’une prétendue « vérité » qui elle se situerait toujours dans votre « inconscient ». Et dans cette inconscient-là, la vérité est toujours négative, traumatique, pathogène, et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

Ce donc de drôles d’olibrius qui ne peuvent « lire » et « comprendre » les autres qu’à partir de leurs « filtres » négatifs, dans lesquels ils se sentent le mieux. Et pourquoi ? Parce qu’à la base, ces gens-là, les psychanalystes, savent bien qu’ils sont des minables, des ratés, des nuls. Par conséquent, la psychanalyse, et son délirant filtre déterministe leur permet, en quelque sorte de doter d’une assise leur négativité, leur perversité, leur bassesse naturelle, fondamentale.

Comme cette horreur qu’est la psychanalyse, est le « modus vivendi » de beaucoup de gens, qui souvent sans s’en rendre compte, lisent les autres à partir d’elle, ils sont rassurés, et ils se croient « légitimés ». Ils se croient « dans le vrai ». D’ailleurs, ils sont si nombreux tous ces moutons de la psychanalyse à scander à hue et à dia que la psychanalyse s’est littéralement incrustée dans le modus vivendi du pékin moyen franco-franchouillard.

Seulement, et bien sûr ils le savent parfaitement, cette façon qu’ils ont de vous « juger » tout le temps en négatif, est ressentie invariablement par l’individu normal comme une humiliation, une gêne, un sentiment d’indisposition, ou, au moins, une insulte.

Ils savent donc qu’ils peuvent continuellement se venger « aux yeux de tous », sans que personne n’y trouve à redire, et surtout n’ose à redire, de peur d’être insulté ou de se sentir humilié à son tour. Voilà en quoi elle consiste « l’institutionnalisation » de la psychanalyse : les pervers, les malades, les sociopathes, les toxiques dans les relations sociales, ont le pouvoir. Ils le savent, donc ils ont une attitude sereine qui n’est qu’un paravant un masque de leur perversité profonde. Et d’autant plus sereine (fausse sérénité, mais vraie arrogance), que la plupart des gens ne sont pas informés, n’ont pas le temps de s’informer sur les arguments, sur les connaissances qui dévastent leur saloperie, la psychanalyse. Ils peuvent donc insulter, humilier, gêner, indisposer sans arrêt, en croyant que « c’est du vrai », sans risque aucun de se trouver, eux, mis à l’index, et renvoyés à leur charlatanisme, et au caractère fondamentalement sociopathe de leur « modus vivendi »…

Blessure narcissique. Oui. Lorsque nous subissons les assauts putrides de ces psychanalystes et autres psychothérapeutes de boulevard et s’autorisant d’eux-mêmes. Mais blessure noble dans le sens où ceux qui blessent les autres, les psychanalystes, sont dans leur tort, indiscutablement dans leur tort, et sont les pervers, ceux qu’il faudrait soigner pour ramener à la raison. Non, il n’est pas normal d’accepter d’être blessé par ces gens-là.

Blessures narcissiques. Comme nous l’avons déjà décrit à plusieurs reprises, sur ce blog, ce sont eux qui ont été, et qui sont les premiers blessés, mais eux, de façon honteuse et justifiée. Ils se sont tous aperçus de leurs problèmes de perversité, et de leur incapacité totale à s’en débrouiller seuls. Première blessure narcissique, donc premier besoin de « réparation » et ensuite de « vengeance ». Ensuite, ils ont trouvé dans leur douillet divan, une source de réconfort : un autre malade les a initié, s’est montré « comme eux », et à réussit à les retourner comme des crêpes pour faire d’eux les prochains colporteurs des saintes écritures psychanalytiques et emmerdeurs ad infinitum de la vie des gens normaux et surtout de ceux qui ne veulent pas d’eux. Ensuite, autre blessure narcissique, terrible celle-là : s’apercevoir qu’il y a des critiques dévastatrices, qui démontrent de manière indiscutable que toute leur vie n’est qu’un échec. Donc, là encore, besoin de vengeance, et recours au vampirisme interprétatif, intrusif et humiliant, recours à des stratégies de retournement et aux multiples ressources délirantes de leur méthode symbolique…

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