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Archive for the ‘Hors-sujet.’ Category

« Le monde selon Monsanto ».

Ou plutôt : « le destin de l’humanité, selon Monsanto »…

Commentaires :

Encore une fois, l’on constate que lorsque un arbitrage scientifique est insuffisant et pas assez largement consensuel (intersubjectif), nous pouvons nous attendre aux pires choses.

Et ce n’est pas la science qui est nuisible à l’être humain, mais les usages que peuvent en faire certains groupes d’intérêts économiques et/ou politiques (pour dire vite) ; ou bien une attitude négligente envers la science et ce qui devrait toujours être l’impitoyable rigueur de ses méthodes mais aussi de son arbitrage.

Mais, (et en nous écartant un peu de cette monstrueuse affaire « Monsanto »), qui peut « arbitrer » la science ? Et bien, c’est toujours l’épistémologie qui ne nécessite pas elle-même d’autre arbitrage à la condition qu’elle ait été fondée sur la logique, et que l’usage qui a été fait de la logique pour la fonder ait pu être démontré comme indiscutablement valide…

Par conséquent, pas d’épistémologie, pas de science sous contrôle ; et pas de science qui puisse être contrôlée et évaluée, pas de sécurité pour les usagers de la science qui sont toujours en bout de course, les consommateurs sans oublier les conséquences sur l’environnement…

La science n’est pas une illusion, comme le disent de façon criminelle certains psychanalystes. C’est la seule chance de survie de l’humanité. Mais, sans une épistémologie impitoyable et aussi impersonnelle que possible, la science peut devenir dangereuse, parce qu’elle est fragilisée et peut ouvrir ainsi des brèches pour les « perversions » issues de la politique, des intérêts économiques, voire des scientifiques eux-mêmes, sachant que certains n’hésitent pas à falsifier leurs travaux pour accéder à la notoriété.

Et « l’esprit scientifique » ? Il exige donc toujours plus de tests. Et des tests de plus en plus sévères. Il exige un contrôle de plus en plus intersubjectif des résultats de chaque test. Il exige un fonctionnement démocratique des institutions de telle sorte que ce fonctionnement donne le dernier mot, non aux politiques ou aux intérêts économiques, mais aux scientifiques dont les travaux ont été les plus sévèrement contrôlés. Il exige aussi une épistémologie « froide », dénuée de tout psychologisme et capable de faire fi de l’intérêt même des scientifiques ou de leurs marottes.

Les « institutions »…

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