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Archive for the ‘Inoubliables.’ Category

Les freudiens, les lacaniens, et la gent féminine.

Quand on songe à ce qu’a pu dire Sigmund Fraude sur la gent féminine, sur ses prétendues « envies incontrôlables de pénis », et je ne sais qu’elle autre freuduloserie, qui, à nos yeux, comme aux yeux de la plupart des gens qui n’ont pas sombré dans l’univers jobard et délirant de la doctrine ne sont que les pires sottises que l’on puisse imaginer sur le genre humain ; et quand on songe encore à ce que certaines psychanalystes lacaniennes interviewées par Sophie Robert ont pu dire sur la condition féminine, la conclusion revient de manière roborative, certes, mais totalement justifiée :

Ces « gens-là », les freudiens, les lacaniens, ou tout autre « psychanalystes-et-psychothérapeute-de-boulevard-et-s’autorisant-d’eux-mêmes-etc., etc., etc… » sont… dingues. Ils sont complètement zinzins. (Ah, ça y’est, je vois déjà poindre le genre de freuduloserie qui pourrait leur traverser le ciboulot : si j’ai écrit « zinzins », c’est qu’inconsciemment je pensais au « zizi ». Et oui, une « motivation psycho-sexuelle » se cache, soi-disant, derrière chacun de nos mots. Et vous aurez beau invoquer l’argument indiscutable du sophisme post hoc ergo propter hoc, ou tout autre argument indiscutable qui soit fondé sur la logique, l’épistémologie, etc… soit ils se bouchent les oreilles, soit ils déforment à leur avantage en commettant encore moult freuduloseries, soit enfin, et c’est la version la plus probable, ils n’y entravent que couic).

Lorsque l’on visionne encore le reportage de Sophie Robert où des femmes psychanalystes sont interrogées, mais aussi des hommes, on a rapidement compris où se trouve une autre de leur grande peur. Une peur panique des femmes. Les psychanalystes hommes ont cette peur, et comme ils n’osent l’avouer (ce serait une trop grande blessure narcissique), ils préfèrent se venger en utilisant les sottises et autres interprétations freuduleuses de la psychanalyse, pour « renvoyer les femmes à elles-mêmes » et une prétendue « condition féminine » qui n’arrange qu’eux.

Et ils tentent, ad nauseam, d’imposer aux hommes qui n’ont pas peur des femmes tout en les respectant, qu’ils se tromperaient sur eux-mêmes, et que leur soi-disant « vérité » serait identique à ce que pourrait débiter la psychanalyse sur eux. Là encore il y a une vengeance à assouvir pour les psychanalystes-visiteurs-et-autres-psychothérapeutes-de-boulevard-et-s’autorisant-d’eux-mêmes-etc., etc : une vengeance contre l’hétérosexualité exclusive, telle qu’elle ne serait pas machiste dans son expression, donc, telle qu’elle éprouverait un respect constant et sincère pour la gent féminine.

Face à tous ces arguments, que peuvent-ils faire encore contre l’auteur de ce blog, qui y croît, bien sûr ? Toujours la même chose : les insultes, l’ironie, le retournement rhétorique (donc des freuduloseries), de la pathologisation (encore des freuduloseries), de l’infantilisation, ou rebondir sur autre chose qu’ils jugent « annexe » mais « en rapport » (encore et toujours des freuduloseries, c’est-à-dire des interprétations fondées sur la psychanalyse, donc sans fondement, vampiriques, paranoïaques, nauséabondes, et qui n’ont d’autre but délétère que de soumettre l’individu qui s’y refuse (à bon droit), ou, à défaut, de l’humilier).

Mais le plus étonnant restent les propos tenus par les femmes psychanalystes elles-mêmes, allant jusqu’à donner quitus au machisme le plus primaire, et à la soumission de la femme par rapport à l’homme, afin que ce dernier « soit le plus fort », soit-disant…

L’auteur de ce blog, lui, n’a pas peur des femmes. Il n’a pas peur qu’elles s’affirment, bien au contraire. Un homme normal souhaite qu’une femme s’affirme et se présente comme elle l’est, ou comme elle souhaite être. Par contre, il les craint, et il n’a pas peur de parler de cette crainte. Il craint un jugement d’elles qui pourrait être justifié et négatif, et qui pourrait, en tout état de cause le renvoyer à lui-même. En effet, on ne peut craindre le jugement des personnes que l’on ne considère pas justement comme des personnes à part entière, mais comme des objets, des poupées ou des marionnettes.

Parce qu’il y a autre chose d’essentiel pour tout homme normal par rapport aux femmes : c’est l’ennui, et l’absence de possibilité d’épanouissement et/ou d’enrichissement personnel, ou à deux. Et oui : l’ennui. Quoi de plus ennuyeux et d’affligeant en même temps, qu’une personne qui a peur en face de soi, qui n’ose pas s’affirmer dans le calme et pacifiquement, qui n’ose pas « être » ? Aucun intérêt. Et aucun homme normal ne souhaite croire qu’il pourrait trouver une complice, un alter ego féminin, une âme soeur (comme on le dit souvent), auprès d’une femme soumise, qui se plie aux injonctions ou autres desiderata débiles du machisme masculin.

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