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Jean-Pierre LEDRU, psychiatre et ancien psychanalyste lacanien, apporte son soutien à Sophie ROBERT.

 

 

Jean-Pierre LEDRU.

« Docteur Jean-Pierre Ledru

PARIS

Psychiatre A.I.H.P.R.P.

Je soussigné Jean-Pierre Ledru, docteur en médecine, psychiatre, psychothérapeute, ancien psychanalyste lacanien (membre puis démissionnaire de l’ECF puis de l’EPFCL), consultant auprès de l’association Asperger Aide France  atteste ce qui suit :

— Le discours tenu par les psychanalystes dans LE MUR est, avec des nuances selon les personnes interrogées, conforme à ce que j’ai appris dans ma formation psychanalytique lacanienne.

— Les thèses psychanalytiques sur l’autisme sont invalidées par la communauté scientifique internationale depuis de nombreuses années. Je le vérifie notamment en ce qui concerne une variété d’autisme, le syndrome d’Asperger. Des méthodes efficaces et dont les sujets eux-mêmes sont très satisfaits sont rejetés en France au nom d’un dogme qui prétend que ces méthodes sont du conditionnement pavlovien. Pourtant on n’a jamais vu un chien satisfait de savoir saliver au son d’une cloche. Et faut-il alors considérer que toute éducation réussie, parce qu’elle a été adaptée à la personnalité de l’enfant, est un conditionnement pavlovien ?

— Ce film est un élément décisif du débat public qui doit avoir lieu en France sur l’autisme et sur la psychanalyse, débat que les analystes refusent (souvent en toute bonne foi !) au nom de la croyance qu’une personne non analysée n’a pas accès à ce dont il s’agit, et qu’un véritable débat ne peut avoir lieu qu’entre personnes « analysées ». Mais même entre analystes c’est aussi au nom de la supposition que le collègue a été mal ou incomplètement analysé qu’on va rejeter sa théorie, et faire scission, phénomène endémique chez les lacaniens, où chaque groupe a sa théorie de la fin de la cure, certifiée comme la bonne exégèse de Lacan qui a tenu là-dessus des propos divers et contradictoires.

— Des psychanalystes sont prêts à tout pour étouffer toute opinion contraire et assoir leur pouvoir hégémonique. A l’École de la Cause Freudienne on appelle ça « politique de la psychanalyse ». Beaucoup l’acceptent en toute bonne foi. La mise au travail forcené et sans limite des adeptes sur le « corpus théorique » lacanien, promue comme une valeur, fait obstacle à toute curiosité des analystes à l’égard de ce qui est mis à l’index par ceux qui propagent la thèse officielle. Diffamation, voire calomnie sont des armes courantes. Lacan déjà avait donné l’exemple, d’ailleurs.

Fait à Paris le 26 novembre 2011. »


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