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Archive for the ‘La survie de l’Esprit.’ Category

La vie de l’Esprit, de la conscience, en dehors du corps…

Sur ce blog, nous sommes partisans de la théorie dualiste-interactionniste défendue par John C. Eccles (Prix Nobel de médecine) et par Karl Popper, notamment. Ce grand scientifique, et ce philosophe de la connaissance ont défendu l’idée qu’il existe l’Esprit, ou la conscience, de telle sorte que cela ne relève pas de quelque chose de neuronal, d’uniquement neuronal comme le pensent des scientifiques comme Jean-Pierre Changeux, bien que cela soit en interaction avec le « corps », c’est-à-dire, dans la tradition neuroscientifique, le système nerveux central.

L’Esprit, ou la conscience contrôlerait même le corps, ou le cerveau, selon les arguments de John C. Eccles contenus dans son livre portant justement le titre : « Comment la conscience contrôle le cerveau ». Rappelons que John C. Eccles, qui reconnu sa « dette méthodologique » envers Karl Popper, écrivit conjointement avec lui un livre intitulé « The self and its brain », traitant de la même problématique.

L’Esprit, la conscience, l’âme, telle que nous l’acceptons ici, est quelque chose d’immatériel, de « psychique » en quelque sorte, ou de « cognitif », mais qui ne peut pas être régit par des mécanismes relevant d’un quelque déterminisme prima faciae absolu.

De la même façon, nous admettons que notre inconscient, soit, comme la conscience, en partie « psychique » et en partie « neuronal », sans pourtant que dans les deux cas le psychique ou le neuronal puissent être indépendants l’un de l’autre et surtout eux aussi régis par des mécanismes dont le fonctionnement serait soi-disant explicable par des « lois » relevant d’un autre déterminisme prima faciae et absolu.

C’est ce que nous avons toujours défendu sur ce blog : pas de déterminisme prima faciae et absolu, dans aucun domaine des sciences empiriques ou de ce qui prétend relever de la science empirique, ou même encore de ce qui prétend fournir des explications sur l’homme ou la nature sans nécessairement relever d’une investigation scientifique ; parce que son appréhension demeure, et demeurera toujours, pour des raisons de logique indiscutables, hors de portée de toute tentative d’investigation humaine, et ce, quelque soit le niveau de sophistication de n’importe lequel de ses instruments.

Une récente émission télévisée nous a conforté sur ce point : l’Esprit peut exister en dehors de tout « corps », c’est-à-dire dans un état de mort clinique bien identifié par des médecins, et y compris identifié comme tel à partir de contrôles intersubjectifs. Il s’agit des expériences de mort imminente vécues par certaines personnes, dénommées expérienceurs et qui relatent tous avec une précision très troublante et convaincante dans les détails tout ce qu’ils ont vu (!) et entendu (!) alors que les contrôles médicaux attestaient qu’ils étaient bien « morts » selon les critères scientifiques et cliniques admis de nos jours par la communauté scientifique!

Il existe un pionnier en la matière qui est le professeur Raymond Moody. D’abord pris pour un fou, ou une sorte de charlatan, des faits indépendants de sa personne ont pu être relevés et contrôlés de manière intersubjective, de telle sorte que ses thèses ont fini par être prises très au sérieux par la communauté scientifique qui s’enquiert maintenant de concevoir des tests indépendants encore plus sévères dans le respect de la règle méthodologique du contrôle intersubjectif.

On remarque donc, que ce qui a retenu notre attention, c’est aussi l’usage du rationalisme critique, et de l’incontournable méthode préconisée par Karl Popper pour connaître la valeur empirique réelle de l’explication de certains faits.

Mais bien sûr, en voyant et en écoutant la plupart de ces témoignages, nous reconnaissons que nous sommes convaincus de l’existence d’une âme « détachée du corps » et par conséquent aussi d’un « au-delà ». Pour nous, il y a maintenant des éléments qui s’approchent vraiment de très près de ce que l’on peut nommer sans ambiguïté des preuves indépendantes corroborables.

Et la mort ?

Comme nous le pensions à l’aide des arguments de Popper, ce n’est qu’un terme universel dépendant de théories universelles strictes. Donc, ce n’est pas définitivement « constitué », donc pas « certain ». Pas logiquement certain. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui encore, et demain, nous enterrons et nous enterrerons les personnes uniquement sur la base des meilleures théories scientifiques à notre disposition et jamais sur la base d’une certitude. (Puisque tout terme universel dépend d’une théorie universelle stricte, laquelle est toujours logiquement réfutable, donc jamais potentiellement certaine sur le plan empirique ou relativement à des faits empiriques ; le mot « mort » n’étant qu’un terme universel, la mort, n’est donc pas non plus certaine…).

Le fait d’admettre l’existence d’une conscience ou d’une âme qui nous permettrait d’entendre et de voir certaines choses, alors que nous sommes déclarés morts, nous conduit à accepter l’idée d’un inconscient qui déterminerait aussi en partie notre conscience à entendre et à voir ces choses-là, par conséquent, d’un inconscient, lui aussi immatériel, comme nous l’avons dit plus haut. Mais toujours pas d’un inconscient ultra-déterministe tel que l’envisagent les psychanalystes.

Des questions qui tentent de « réfuter » : …

– La « mort imminente », est-ce bien la mort (a priori, non, puisque l’on fait usage de l’adjectif « imminente », « qui doit arriver.. ») ? C’est-à-dire telle que toutes les conditions d’observations cliniques à partir de théories scientifiques soient réunies pour ne plus parler de mort…imminente ?.. La réponse dans ces vidéos :

– A-t-on déjà pu observer les mêmes phénomènes à partir d’expérienceurs connus et fiables déclarés « morts » pendant « assez longtemps », en tout cas selon une durée jugée significativement plus longue que la simple observation d’une mort imminente pour croire en une survie de l’Esprit qui soit vraiment indépendante de toute « activité organique » qui pourrait être  connue par la science ?

– Il existe peut-être encore une activité neuronale pendant la mort imminente, telle qu’elle n’est pas encore techniquement observable à partir de nos théories scientifiques disponibles et qui pourrait expliquer ces phénomènes ?..

– Combien de temps faudrait-il pour admettre le fait que l’Esprit survit bien dans un « au-delà » après la mort, en postulant (…) qu’une « véritable » (…) survie et « indépendance » de l’Esprit devrait être acceptée si l’on pouvait prouver de manière indépendante son existence, quasiment à n’importe quel moment après la mort de n’importe quel individu ? (Réponse : logiquement impossible à observer. Autre réponse : notre « Esprit » survit peut-être un « certain moment » (…), disons, « statistiquement », mais pas éternellement).

– Tout ce que nous « savons », c’est donc qu’il existe des preuves scientifiques d’une vie de l’esprit, d’une certaine durée, après la mort, mais, telle que nous connaissons la mort aujourd’hui, à l’aune de nos théories scientifiques incertaines…parce que scientifiques.

En conséquence, puisque personne ne peut prédire avec exactitude le devenir des résultats scientifiques, ni même, plus avant, l’émergence de toute nouvelle hypothèse, alors, personne ne peut être certain que demain, tous ces résultats pourtant reconnus comme scientifiques aujourd’hui, seront tous entièrement réfutés par de nouvelles expériences pouvant démontrer avec des preuves qu’il existait bel et bien une activité neuronale inconnue qui était susceptible d’expliquer tous ces phénomènes. Et nous pensons qu’il faut d’abord admettre ces aspects épistémologiques avant de foncer tête baissée dans une croyance absolue que la vie de l’âme existe « indubitablement » et « définitivement » après la mort. Nous disons cela, bien entendu sans vouloir faire ombrage aux vrais scientifiques dont nous respectons les travaux et la personne.

Si de telles preuves pouvaient être corroborées elles ne signeraient pas pour autant la fin de toute possibilité de croyance d’une vie indépendante de l’Esprit après la mort. Pourquoi ? Tout simplement (…) parce que personne ne peut prédire quel type de nouveaux « expérienceurs » fiables et reconnus pourraient livrer quels types de nouveaux témoignages, et ainsi de suite… Conclusion ? La connaissance, la recherche de la vérité sur les faits, si c’est une recherche d’une vérité objective et scientifique, restera toujours une « quête inachevée ». (Karl Popper).

Ces conclusions ne devraient influencer personne « à ne plus croire en rien » ou à rester enfermé dans un scepticisme radical, mais devraient influencer à croire que les croyances les mieux testées et fort paradoxalement (pour le sens commun) les plus fiables, seront toujours incertaines. Par conséquent l’on ne peut ni vivre ni mourir sur la base d’aucune certitude empirique. La science fonctionne toujours sur le scepticisme, mais sur un scepticisme dynamique animé par le rationalisme critique.

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Raymond MOODY :

Olaf BLANKE :

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