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Jacques MARTEAU, physicien et expérimentateur, membre du programme de recherche « Opera ».

18 novembre 2011 Laisser un commentaire

Une vidéo (17 mn d’un exposé très clair de la situation expérimentale du programme, et des problèmes essentiels liés à la discussion des objections formulées par la communauté scientifique) :

Jacques MARTEAU, physicien, nous parle du programme de recherche Opera.

Il apparaît que l’évolution de la connaissance est bien conforme à ce qu’avait proposé Karl Popper. Cependant, on ne peut nier, bien entendu, l’existence de programmes de recherches concurrents, qui, tels que l’avait entrevu Imre Lakatos (disciple puis adversaire de Popper), tentent de nouvelles hypothèses pour « sauver » le « programme de recherche d’Einstein » sur la relativité restreinte. Ces programmes sont donc animés par leurs « heuristiques positives » (I. Lakatos) tant que ces dernières seront en mesure d’être corroborées par les faits nouveaux qu’elle prétendront mettre en lumière, donc, comme l’écrivit Lakatos, de supporter le « modus tollens ». Quand elles en deviendront incapables, et/ou lorsque les noyaux durs (heuristique négative) de ces programmes ne pourront plus permettre la déduction de nouvelles hypothèses auxiliaires, alors, ces programmes entreront en dégénérescence et disparaîtront.

Quel que soit le modèle de l’évolution de la connaissance scientifique, – celui de Popper, ou celui de Lakatos -, on constate trois choses essentielles :

1. La mise à l’épreuve des théories, via la tentative de les réfuter, doit être soumise à un contrôle intersubjectif, et les tests, tant dans leurs conditions initiales que dans leurs résultats, doivent pouvoir être discutés, et répétés par d’autres membres de la communauté scientifique.

2. L’évolution de la connaissance scientifique, dans la vraie science, ne peut absolument pas se passer du rationalisme critique, et de décisions méthodologiques (K. Popper) visant à accepter ou à rejeter, in fine, la corroboration ou la réfutation d’une théorie.

3. Dans la vraie science, aucune théorie ne peut jamais être absolue et définitive. Aucune théorie ne peut prétendre avoir atteint le déterminisme absolu post faciae ; même la théorie d’Einstein sur la vitesse de la lumière qui était, (à entendre les propos de Jacques Marteau), considérée comme un prétendu absolu indépassable.

Enfin, même s’il existe des programmes de recherches concurrents du programme Opera, et travaillant donc sur le même objet, il est logiquement impossible qu’il soit exclut de pouvoir les départager au moyen d’expériences cruciales de réfutation, comme le prétendait Imre Lakatos, bien que Jacques Marteau ne nous ait pas parlé de projets pour le moment définis sur de telles expériences.

En  conclusion, il semble que ce soit le « modèle » d’évolution de la connaissance scientifique de Karl Popper, qui reste encore le plus capable de nous aider à comprendre tous les progrès réalisables et réalisés dans les sciences dignes de ce nom. L’épistémologie de Popper, nous aide donc aussi à analyser et à comprendre comment et pourquoi une doctrine qui se prétend être « scientifique », ou qui prétend l’avoir été, ne l’est pas, n’a jamais pu l’être, ou ne pourra tout simplement jamais le devenir.