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Max PLANCK. Contexte déterministe d’une époque.

 

« Une intelligence, proclame Laplace, qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la Nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait bien dans une même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle et l’avenir comme le passé serait présent à ses yeux. » Il convient de replacer ce morceau dans son ensemble, au début du livre. On y voit que c’est la rigueur, la perfection de l’astronomie, c’est-à-dire de la mécanique céleste déduite des principes newtoniens, qui suggère cette déclaration : les triomphes remportés par la science de l’univers dans la prédiction des phénomènes inclinaient à cette généralisation idéale. Et qui fut elle-même généralisée, si l’on peut dire, dans de célèbres exagérations. « Être libre, assurait Le Dantec, c’est faire mentir les lois de la physique et de la chimie. » Et Du Bois-Reymond, l’autoritaire physiologiste berlinois, – que Planck eut comme adversaire, d’ailleurs fautif, un jour de 1890 à la Société allemande de Physique, – prétendait conclure, de l’état actuel du monde, « soit à quel moment l’Angleterre brûlerait son dernier morceau de houille, soit qui était le Masque de Fer, soit les deux à la fois ». C’est à de pareilles rêveries qu’en arrivaient certaines déterministes ; et c’est bien à eux en effet que s’en prend la dernière partie, la plus décisive, de l’Essai bergsonien, pour traiter du problème de la liberté et lui donner une solution opposée, – pour tenter une restauration du libre-arbitre.

Mais enfin, la phrase de Laplace devait finalement cristalliser en dogme et figurer l’expression définitive du déterminisme physique. Celui qui fut l’illustre metteur au point des idées scientifiques des sont temps, Henri Poincaré, l’adopta plusieurs fois, avec sa verve et sa force habituelles. Dans Science et Méthode, en 1909, il écrivit à propos du  hasard : « Nous sommes devenus des déterministes absolus. (…) Tout phénomène, si minime qu’il soit, a une cause, et un esprit infiniment puissant, infiniment bien informé des lois de la Nature, aurait pu le  prévoir, dès le commencement des siècles. Si un pareil esprit existait, on ne pourrait jouer avec lui à aucun jeu de hasard, on perdrait toujours. » Tout à la fin de sa vie, dans une conférence de 1912, il s’écriait encre « Oh ! pour le coup, oui, la science est déterministe ; elle l’est par définition ; une science qui ne serait pas déterministe ne serait plus une science ; un monde où le déterminisme ne règnerait pas serait fermé aux savants ; et quand on demande quelles sont les limites du déterminisme, c’est comme si on demandait jusqu’où pourra s’étendre le domaine de la science, où sont les bornes qu’elle ne pourra franchir. » Poincaré s’avançait beaucoup dans ce dogmatisme et, comme s’il l’avait compris tout de suite, il ajoute bien vite : « Quand j’y regarde d’un peu plus près, je ne suis plus aussi sûr de bien comprendre. (…) Tant que la science est imparfaite, la liberté conservera une petite place et si cette place doit sans cesse se restreindre, c’en est assez pourtant pour que, de là, elle puisse tout diriger ; or, la science sera toujours imparfaite, etc. »

Et malgré l’abondance de ces citations, qu’on ne m’en veuille point d’y joindre l’opinion nuancée et fine d’un mathématicien qui fut aussi un penseur original, Jules Tannery, sous-directeur de l’Ecole Normale Supérieure : « La notion d’un déterminisme total me semble être une de ces notions limites comme le solide parfait, le fluide parfait, qui sont commodes sans doute, mais dont il ne faut pas être les dupes. » Et songeant avec quelque sourire à l’esprit omniscient rêvé par Laplace, il poursuivait : « Si la grandeur de son intelligence laissait la place chez lui à quelqu’une de ces inquiétudes que nous cultivions sous le nom de philosophie, peut-être trouverait-il le moyen d’être encore mécontent et de se dire que la science des nombres n’est qu’une abstraction, qu’elle correspond parfaitement aux choses mais qu’elle ne les explique pas, qu’elle s’explique seulement elle-même. ». »

 

(In : André GEORGE, « PLANCK, Autobiographie scientifique », éditions Champs/Flammarion, Paris, 1960, pages : 35 – 37).

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Commentaires (Pour les « psychanalystes-visiteurs-et-autres-psychothérapeutes-de-boulevard-et-s’autorisant-d’eux-mêmes-etc., etc. etc. « ):

Nous ne sommes pas des « déterministes absolus » et l’individu humain ne l’a jamais été. Il n’a pas en lui une « intelligence surhumaine », ou une sorte de Démon de Laplace qui règlerait à son insu tous les calculs inconscients nécessaires à toutes ses motivations conscientes, sans coup férir, en éliminant tout hasard, toute imprécision, tout non-sens.

C’est dans ce contexte philosophique qu’est née la psychanalyse. Un contexte où certains grands noms de la science croyaient encore en la possibilité du déterminisme absolu. Or, même si la science est en partie déterministe, puisqu’elle vise la corroboration de lois de plus en plus précises, elle ne pourra jamais être entièrement déterministe et fournir des explications ultimes sur aucun des phénomènes qui peuvent être étudiés par ses méthodes.

La psychanalyse demeure, indiscutablement, une erreur, un non-sens scientifique, un vide. Il n’y a jamais eu de psychanalyse, en tant que théorie, ou doctrine, etc. qui soit vraiment dotée de pouvoirs de description, d’explication, et de prédiction. La psychanalyse, n’est qu’une illusion, l’a toujours été, et le sera toujours, tant qu’elle ne peut pas abandonner sa croyance en un déterminisme trop strict, et elle n’abandonnera jamais, semble-t-il.

C’est sur la base de cette croyance erronée qu’un psychothérapeute ou un psychanalyste peut rebondir. Rebondir sans arrêt pour justifier l’inconscient chez une personne, à partir d’un mot, d’un fait, d’un rêve, de n’importe quoi. Les arguments rationnels, pour contester les interprétations, sont systématiquement ravalés au rang de « réactions de défenses », ou de réactions infantiles, voire pire encore.

La psychanalyse ressemble donc à une doctrine qui « s’explique seulement elle-même », pour reprendre les propos d’André George. En effet, elle emploie des formules d’auto-justification, d’immunisation, et recrée, sans arrêt, sa propre circularité. Cette circularité, elle l’utilise ensuite pour justifier des interprétations et les présenter comme des explications à l’individu, sans que jamais elle ne propose des preuves indépendantes des vues qui sont toujours à la base de ses interprétations… : ses propres vues de départ sur le psychisme humain.

Exemple : « pourquoi avez-vous fait telle chose, ou rêvé de telle chose, ou dit telle chose, etc. ? » ; Réponse de la psychanalyse : « Parce que, c’est votre inconscient, lequel se voit dans les choses que vous avez dites, rêvées ou faites, et lequel se justifie de lui-même. » Contester l’interprétation (ou la pseudo-explication) de l’analyste, c’est toujours, potentiellement, confirmer la théorie de l’inconscient, à partir du contenu de départ, ou d’un autre qui peut en être dérivé.

Mais rejeter « l’inconscient », telle qu’il est définit par la doctrine psychanalyste, ce n’est certainement pas verser dans un behaviorisme radical, voire même dans le behaviorisme, et encore moins rejeter la possibilité de « l’âme », et de la mémoire inconsciente. C’est, comme nous l’avons écrit, rejeter l’idée que l’infaillibilité pourrait être à la portée de l’homme, sous quelque forme que ce soit (hormis la logique et les mathématiques), que ce soit à la portée de notre conscience, ou d’un inconscient.

Le « propre de l’homme » ce n’est pas le déterminisme absolu et prima faciae, puisque le « propre de l’homme » c’est la faillibilité, laquelle l’accompagne dans tout ce qu’il peut entreprendre, y compris la Science. Il est donc vain de prétendre venir à bout de cette faillibilité en revendiquant l’existence d’une méthode ou d’une théorie qui, elle-même, aurait réglé son propre problème de faillibilité, en s’affublant d’une version croquignolesque du déterminisme, puis en prétendant l’imprimer au genre humain en croyait le retrouver dans tout ce qu’il fait.

La psychanalyse se présente donc comme une sorte de rhétorique  universelle, un « réponse-à-tout », en face des hommes, puisqu’elle se doit d’être conforme, en tous points à ses vues ultra déterministes : dans un tel filet théorique, rien, en effet, ne peut lui échapper, ni le hasard, ni le non-sens, ni même une quelconque forme d’imprécision.

Rien ne peut être « exclu » par la psychanalyse (contrairement à ce que certains psychanalystes fort mal avisés prétendent encore, mais seulement aux fins de leur « politique » freuduleuse de maintien de leur statu quo idéologique, et à des fins de désinformation), et de ce fait, elle ne peut rien expliquer, car, comme l’écrivait aussi Spinoza : pour qu’une théorie puisse avoir une portée explicative, il faut qu’elle soit apte à exclure certains faits. Et comme l’écrivait aussi Einstein : « une théorie qui explique tout n’explique rien du tout ». Ou, encore Einstein : « Si la mathématique est certaine, elle ne s’applique pas à la réalité, et si elle n’est pas certaine, elle s’applique à la réalité ». (Bien entendu, Karl Popper propose moult arguments qui abondent dans la sens de celui de Spinoza ou dans celui d’Albert Einstein).

Elle se veut être une logique de l’âme, voire une mathématique, sans dire son nom, et même en se défendant, au besoin, d’en être une, mais sans jamais abandonner ses postulats trop déterministes. C’est pour cela qu’elle ne peut être qu’une rhétorique, et faire des analystes des rhéteurs, des rebondeurs infatigables du verbe, de l’interprétation, des vampires de nos vies.

Il n’y a pas d’autre issue pour la psychanalyse, et les psychanalystes qui souhaitent encore l’utiliser : se présenter comme un irréfutable rhéteur en face de tout le monde, pour protéger, et la personne de l’analyste, et la psychanalyse, en continuant de l’expliquer (…) par elle-même.

On ne trouve pas le bonheur avec la psychanalyse, on ne peut que trouver une fiction de bonheur, par le filtre des illusions de la psychanalyse. Le bonheur se construit tous les jours, si on le peut, en contact réel avec les gens qui vous acceptent. Il consiste, nous le croyons, à admettre sa propre faillibilité, celle des autres, et à cesser de chercher constamment à comprendre « pourquoi » ; ce qui implique le respect de la personne, de ses secrets, de son intimité, et le refus catégorique de toute intrusion dès lors que la personne formule un « non ». Le respect de l’intimité de la personne, le refus, le silence, la liberté de choix quant à la gestion autonome du bonheur ou de la souffrance, voilà des limites que ne connaît pas la psychanalyse, et dont elle ne veut pas entendre parler.

Si les mots ont un sens, ils en ont un par rapport à leur définition, leur but dans une phrase, et leur étymologie. Dire que « non », cela veut dire « oui inconsciemment », c’est détruire le sens des mots. C’est renoncer à leur accorder une valeur opérante dans des buts conscients. Celui qui commence à croire que « non » cela veut dire « oui », celui-là risque de se perdre pour toujours. Voilà ce que ne peut que proposer la psychanalyse : vous perdre dans un dédale, un labyrinthe de mots, qui peuvent revêtir selon les besoins théoriques de l’analyse et les besoins de l’analyste de vous maintenir dans une dépendance, des sens multiples, et devenir tout ou presque, c’est-à-dire n’importe quoi, comme la chose et simultanément son contraire.

Respecter le sens des mots, c’est comprendre qu’ils ne peuvent être des chewing-gum comme le disait Jacques Lacan, et que l’on ne peut faire ce qu’on veut avec. L’on ne peut faire non plus ce que l’on veut avec un « non », pas plus qu’avec un « oui ». En premier lieu, par rapport à une personne qui vous dit, de façon répétée : « non ». Ne pas tenir compte du « non » répété, c’est tout simplement ne pas tenir compte de la personne qui le répète, de son droit inexpugnable à la conscience d’elle-même, et, par rapport à cette conscience, le fait d’être reconnue en tant qu’adulte autonome, qui est conscient du sens des mots qu’il emploie et de leurs conséquences.

Se dire adulte, c’est aussi, selon nous,  comprendre et accepter que l’on ne peut pas, ou que l’on ne peut plus être comme « inconséquent à soi-même », nous voulons dire (sans doute maladroitement), que si je dis « oui », je ne peux penser « non », au même instant, je dois savoir ce que je veux, je dois savoir ce que je dis, et assumer les conséquences de ce que j’ai voulu et de ce que j’ai dit.

Si quelqu’un d’autre me dit « non », c’est un peu la même chose. C’est-à-dire, que je ne peux continuer d’agir sans envisager les conséquences décisionnelles possibles que la valeur du « non » revêt pour la personne qui me l’a formulé, bien que rien ne puisse moralement m’autoriser à encore demander des raisons de ce « non ». Je n’ai pas à tenter de « détourner » le « non », par je ne sais qu’elle voie rhétorique, ou autre habilité de communication, je dois m’en tenir au « non ». Pour être plus clair, je considère que je n’ai pas, ne serait-ce que moralement, le droit de priver la personne de son pouvoir de décision, aussi peu que ce soit, en faisant comme si sa propre décision à dire « non », ne comptait pas, ou ne devrait jamais compter. En bref, je me sens spontanément obligé de traiter la personne comme une adulte, si c’en est une, et non comme un enfant qui ne sait pas encore ce qu’il veut, comment il faut le dire, et surtout qui ne sait pas bien envisager les conséquences possibles de ce qu’il peut dire ou de ce qu’il veut.

Avec la psychanalyse qui prétend pouvoir identifier de vrais « oui inconscients » en lieu et place de prétendus faux « non conscients », on prive la personne de tout respect de sa conscience d’adulte, du respect de son pouvoir autonome de décision, et à prendre des décisions.

Dans le cadre de l’analyse, une personne adulte n’en est plus une (toujours pour les besoins d’humiliations incontrôlables de l’analyste), n’est plus reconnue vraiment en tant que telle, et est donc ravalée au rang de l’enfant ou de l’ignorant, ou de la « racaille » qui doit accepter de se laisser guider constamment par une théorie sans aucun fondement. Comment alors, la psychanalyse pourrait-elle continuer de prétendre guider l’individu vers un épanouissement personnel, vers une vie d’adulte, dès lors qu’elle même ne peut même pas savoir qui elle est, en tant que doctrine, puisque ses prétentions à savoir la dépassent elle-même sans qu’elle puisse de surcroît le reconnaître ; et cela, toujours à cause de son postula ultra déterministe qui revêt maintenant un nouvel « habit » : celui du niveau de la rêverie infantile. En effet, la psychanalyse, est pour nous une doctrine infantile, et les psychanalystes deviennent alors des pervers polymorphes, selon leur propre définition qui ne pouvant s’appliquer aux enfants, s’appliquent pourtant parfaitement à eux.

Il n’y a que les enfants qui rêvent de perfection, d’absolus, etc., en pensant que l’absolu est humainement possible. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles ils ne cessent, à partir d’un certain âge de demander « pourquoi » : ils pensent que leur quête trop déterministe pourrait atteindre son but, ou en tout cas « qu’elle le devrait »! Le déterminisme prima faciae absolu, n’est qu’une lubie infantile. Les adultes, eux, sont réalistes, sans toutefois croire qu’ils peuvent ou même qu’ils pourraient un jour connaître en quoi consiste ce réalisme avec une exactitude absolue. C’est la raison pour laquelle, les adultes ne peuvent qu’être séduits par le réalisme critique défendu par Karl Popper, et rejeter l’infantilisme de fond de la psychanalyse.

Devenons nous dire également que les vrais scientifiques sont comme d’éternels enfants face à la Nature, puisque leurs hypothèses de recherche sont toujours comme autant de « pourquoi » qu’ils tentent de lui poser ? Pour nous, la réponse est définitive et très claire : non. Parce qu’aucun scientifique ne s’attend à ce que la Nature lui réponde directement. Il sait que c’est lui qui la fait toujours « parler » (car la Nature, ne parle pas à l’homme, et ne lui a jamais « parlé »), en interprétant les résultats des tests. Il sait que les meilleures corroborations ne sont jamais absolues et définitives. Donc il se sert de l’idée d’absolu et de Vérité, dans un tout autre but que celui des enfants : pour commencer, non pour une quête personnelle et égoïste, mais pour une communauté de gens. Ensuite, non sans avoir conscience  qu’une « inaccessible étoile » brille peut-être, et brillera toujours, mais qu’elle restera à jamais inaccessible.

Toutes ces personnes qui vont s’allonger sur le divan de l’analyste, sont donc comme des enfants qui ont encore besoin de se faire border  dans les draps douillets d’une utopie déterministe qui les rassure, qui les dédouanent, et les déculpabilisent. La psychanalyse n’a rien d’autre à proposer qu’une régression longue durée, si elle peut durer des années. Une régression qui ne mène qu’à la destruction de l’identité de l’individu, et, dans certains cas, à bien pire…

La vie est moins douillette, il faut être fort, s’armer de courage, et ce n’est pas en faisant une analyse, ou je ne sais quelle psychothérapie du même accabit que l’on risque de s’épanouir, et encore moins d’accéder à quelque chose qui ressemble au comportement adulte, bien que là encore il n’y ait personne qui puisse prétendre avoir atteint la perfection.

Des preuves.

La psychanalyse n’est capable d’opérer que dans la négativité, parce que son filtre dogmatique et nul ne fonctionne qu’à partir de délires qui ne sont capables de voir que ce que son père fondateur avait lui-même comme délires et perversions. Les délires et les perversions du père fondateur de la psychanalyse ont été érigés en vérités incontestables, mais ce ne sont rien d’autre que des vérités révélées, et jamais soumises à aucun test scientifique digne de ce nom.

La psychanalyse ne supporte pas la moindre critique. Chaque critique, chaque argument est pour elle une intolérable blessure narcissique (…), et à partir de là, il lui faut toujours instinctivement choisir un moyen de vengeance qui lui semble le plus ironiquement humiliant pour ceux qui ont osé émettre ces critiques. Le choix du plus « ironiquement humiliant » est bien sûr tout trouvé : « renvoyer l’autre à lui-même » et le laisser dans le silence, sachant que le silence opposé à une question que l’on soumet innocemment, est toujours une insulte.

La psychanalyse a réconforté ceux qui ce sont fait « initiés » (les analystes et autres psychothérapeutes affiliés), en leur enseignant ce moyen de vengeance par l’humiliation ironique. Nous l’avons dit : renvoyer l’autre à lui-même (et penser naïvement que cela a pu marcher…) et en plus en utilisant ses propres mots! Le procédé peut se doubler d’un autre, lorsqu’il s’agit de dériver sur autre chose, et de tenter de le joindre à la première tentative de « renvoi », comme si cela devait être accepté comme une autre vérité à laquelle le récepteur de ce renvoi devait soi-disant adhérer puis reconnaître comme étant sa prétendue « vérité profonde ».

Nous avons déjà tenté de décrire et d’expliquer, à de multiples reprises, en quoi consistaient ces blessures narcissiques de la psychanalyse et sur quoi elles pouvaient bien reposer. Mais il faut, semble-t-il, y revenir encore :

Le père fondateur a compris qu’il était un grand malade, mégalomaniaque (il se prenait pour l’égal de Newton et de Galilée, rien que ça… et aussi héroïque qu’un conquistador ou Robinson Crusöé), menteur, pervers narcissique, manipulateur, cocaïnomane, incestueux, j’en passe et des meilleures. Voilà le fondement des principales blessures narcissiques du père fondateur de la psychanalyse, et surtout le fait qu’il était nul en science, dans toutes ses tentatives de recherche.

Il lui fallait donc se venger. Pour se venger, il élucubra une théorie : la psychanalyse, qui permet de dire que ce sont les autres qui sont malades, et pas lui. Cette théorie, devait lui permettre de dire que si on osait le contester, l’on était encore plus malade. Pour être sûr de n’avoir jamais à avouer quoique ce soit devant ses victimes, et se placer toujours en situation de dominant, il inventa cette cure bizarroïde où ses victimes doivent se coucher devant lui, lui étant placé « de biais » (…), et doivent tout lui dire, en toute confiance!

Bref, il exigeait la soumission totale de ses victimes, et leur demandait même d’abandonner tout type de réflexion habituelle, normale, comme bien sûr la critique. Son message était clair pour lui, mais dissimulé à travers tout ce stratagème :

« vous, les victimes, dites-moi tout ce que je veux entendre, qui me rassure et me conforte. Avouez que ce sont vous les malades, et ne vous permettez surtout pas de dire quelque chose contre moi et qui pourrait me renvoyer à moi-même ; justement, je m’en charge, et c’est le moyen de ma vengeance contre vous : vous renvoyez à vous-même en vous mettant dans une situation qui me permette et perpétue la possibilité que je le fasse avant même que vous n’y songiez  vous-mêmes ». 

Il s’agissait d’étouffer les possibilités de défense des victimes de la psychanalyse avant qu’elles n’apparaissent, au profit de la volonté d’emprise vampirique, du besoin de domination et de vengeance de son père fondateur, en réparation de ses intolérables  blessures narcissiques.

A partir de ce grand « pervers princeps », il est logique que d’autres pervers narcissiques et donc fondamentalement blessés quotidiennement, eux aussi, aient pu être tellement séduits par la psychanalyse, et soient devenus analystes à leur tour, ou psychothérapeutes de boulevard et s’autorisant d’eux-mêmes…

La psychanalyse a attiré et attire encore tout ceux qui ne peuvent supporter de se sentir éconduits par la vie normale, comme les gens normaux, ceux qui acceptent et assument qu’on les éconduise, ceux qui acceptent et assument qu’un non n’est pas un oui déguisé en non, etc.

La psychanalyse leur a permis de pouvoir donner libre-court, par vengeance, et aussi par nature (du fait de leur nature perverse), à tout leur art de la vexation, de la frustration, de l’ironie, de la moquerie, de l’humiliation, de l’insulte, de l’infantilisation, bref, de la négativité fondamentale de leur personne.

La méthode de la cure analytique, le « renvoyer l’autre à lui-même » n’est donc qu’un bouclier. Un bouclier sur lequel l’analyste peut jouir de voir les critiques les plus justifiées, être retournées freuduleusement et de façon humiliante à celui qui les formule, par vengeance, et par protection.

Par protection, parce que ce bouclier sert ainsi à protéger l’analyste de toute intrusion dans ses propres blessures narcissiques, sa propre négativité totalement incurable. Il lui évite que les rôles soient inversés.

Le caractère incurable de cette négativité, de cette perversité de fond des analystes est bien connu par eux, et leur renvoie une autre blessure narcissique qu’il leur faut sans aucun doute encore plus taire que les autres : la psychanalyse ne sert  à rien. Elle ne leur a jamais servit à rien, sauf à escroquer leurs victimes, en les ruinant, ou même en les poussant au suicide dans lequel ils targuent toujours de voir une confirmation de leur infâme théorie. Ils le savent que cela ne sert à rien la psychanalyse, ils s’en sont rendus compte, et donc, ils se sont rendus compte du fait qu’ils ont été dupés, embrigadés, inféodés, et rendus dépendants à vie par leur propre honte à s’être laissés duper par le père fondateur ou Lacan.

Et cette blessure-là (comme les autres) est d’autant plus difficile à supporter par eux, que ce sont des gens d’une vanité et d’un orgueil personnel que l’on a  peine à imaginer si l’on n’a pu constater leur obstination hallucinante à continuer de vampiriser quelqu’un avec des interprétations débiles, et qui plus est  non souhaitées.

Enfin, et pour parfaire complètement leur vengeance, en réparation de toutes ces insupportables blessures, la tâche de l’analyste, la plus importante, est d’obliger coûte que coûte toutes les personnes qu’il rencontre à accepter qu’elles sont comme lui, dotées d’un « inconscient » qui ne repose sur aucune preuve ; qu’elles souffriraient  de prétendues névroses, de psychoses, et qu’elles seraient porteuses de je ne sais quel autre caractéristique « psychique » abracadabrante…

En effet, qu’arriverait-il aux pauvres psychanalystes si tout à coup tout le monde comprenait qu’ils sont totalement pervers, malades, narcissiques, vaniteux, etc. ? Ils se sentiraient tellement seuls, les pauvres. Insupportable, pour eux, la solitude. Ils sont incapables de trouver par eux-mêmes des exutoires à leurs souffrances, et c’est pour cela qu’il leur faut les autres, comme exutoires, et sur lesquels ils peuvent passer leurs nerfs, en les humiliant, en usant de l’ironie, de la rhétorique, de l’infantilisation, et jouissant de constater à quel point ils peuvent énerver ceux qui ont dit qu’ils ne voulaient pas d’eux, en revenant encore rebondir avec leurs abjects stratagèmes.

(…)

L’auteur de ce blog, aime la vie, la vérité, la science, les femmes. Ils les aime sincèrement. Il accepte d’être éconduit sans poser de questions, sans demander « pourquoi », sans revenir pour demander « pourquoi », »pourquoi », « pourquoi », etc… Être éconduit par une femme que l’on aime toujours, c’est une vraie blessure narcissique, tout à fait respectable, et dont il faut tenir compte pour changer. Ce n’est qu’un exemple. La psychanalyse ne change personne, sauf en analyste, c’est-à-dire, sauf en adepte soumis à des dogmes débiles. L’Amour partagé, ou même seulement l’amour ou l’affection éprouvé peut changer quelqu’un, mais le contact réel reste l’idéal. La distance n’est jamais très bonne, dans ce domaine.

Mais il y a d’abord la Vérité qui fonde et qui change les individus. La vérité nécessite des mots pour être exprimée, et les mots ont un sens précis si on aime que les choses aient vraiment du sens. Ils ne peuvent dire tout ce que l’on veut, sans tenir compte de la conscience des personnes qui les formulent.

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Encore un non respect de la dignité humaine sanctionné chez des psys. Décidément…..

« La plume et le bistouri ».

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