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Archive for the ‘Mikkel BORCH-JACOBSEN’ Category

Charles DICKENS, illustre récalcitrant très éclairé.

Commentaires :
Jusqu’à aujourd’hui, et sans doute pour très longtemps encore, jamais la psychanalyse n’a pu fournir le moindre commencement d’une preuve valide sur tout ce qu’elle a proposé en termes de théories, ou même de « faits cliniques ». 
Le père fondateur de la doctrine a lui-même écrit dans « Introduction à la psychanalyse », je le cite, que l’on ne pourrait connaître la psychanalyse que par « ouïe-dire » (…), à partir de sa propre parole ou de ses seuls écrits, et que l’analyse ne tolérait aucun témoin indépendant. 
Mais comme nous l’avons déjà longuement développé sur ce blog, ce ne sont pas les seuls éléments, (pourtant déjà cruciaux en eux-mêmes), qui démontrent que non seulement Sigmund Freud souhaitait résolument s’écarter de la méthode expérimentale, (ce sera plus tard encore une fois confirmé par le rejet explicite et sans appel qu’il fera à une proposition de Rosensweig à ce sujet), mais encore que les engagements ontologiques trop déterministes de la psychanalyse, lui interdisaient, (et lui interdisent toujours), rigoureusement, d’avancer dans la Voie de la Science, en l’empêchant de construire des tests expérimentaux, lesquels ne pourraient jamais respecter les injonctions intenables des postulats déterministes de la psychanalyse. (Cf. Karl R. Popper, « L’univers irrésolu. Plaidoyer pour l’indéterminisme », un livre majeur dans l’oeuvre de Popper, et notamment ses démonstrations sur le « principe de responsabilité renforcé ».).
En somme, et en raison des propos du père de la psychanalyse et de ses postulats déterministes délirants et incontestables en tant que tels, la psychanalyse a toujours été, quoiqu’en aient pu en dire ses disciples et ses défenseurs, un projet « scientifique » qui ne pouvait qu’échouer avant même d’avoir pu commencer
En tant que Science, la psychanalyse n’a tout simplement jamais existé, et n’existe toujours pas
En outre, si l’on admet, avec Popper, qu’une Science digne de ce nom, permet, avec ses méthodes de contrôle intersubjectif et extra-clinique, de corroborer la portée descriptive, explicative, et prédictive de théories universelles strictes sur un objet de recherche ; ils nous est permis d’affirmer également, que la psychanalyse n’a pas davantage existé en temps que discipline dotée de réels pouvoirs descriptifs, explicatifs et prédictifs corroborés par des tests expérimentaux valides sur l’être humain et tout ce qu’il produit ; et que là encore elle demeure un échec complet, malgré toutes les apparences qu’elle a pu, et tente encore de se donner, aux yeux, et aux oreilles des gens non informés sur l’épistémologie la plus rigoureuse qui ait jamais été écrite à ce jour, celle, de Karl R. Popper. 
Nous sommes donc obligés d’en conclure avec Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, dans « Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse », que « la psychanalyse n’est qu’une théorie zéro ».
Les « apparences » que se donnent la psychanalyse, sont constituées par les innombrables confirmations qu’elle peut toujours lire « à la lumière » de ses propres théories. Mais ce ne sont  logiquement  que des « biais de confirmation d’hypothèses », et par conséquent, ils ne constituent jamais des preuves indépendantes valides des théories. Les interprétations des psychanalystes qu’ils savent faire passer pour d’authentiques explications, (grâce à certains artifices de langage, la rhétorique, la crédulité des personnes, leur manque d’informations ou de connaissances, la mauvaise foi, un usage délirant de la méthode symbolique, de l’analogie, la croyance en la pensée inductive (erronée), l’usage du sophisme post hoc ergo propter hoc, la fabrication pure et simple de « données cliniques », donc le mensonge, la manipulation, et aussi la suggestion omniprésente, c’est-à-dire les tentatives d’interventions ou d’influences directes sur ce qui est censé constituer leur « objet de recherche ») , ne peuvent rien prouver non plus sur tout ce que propose la doctrine. Par contre, ces interprétations et autres confirmations peuvent toujours flatter le sens commun, mais le sens commun n’est pas la pensée scientifique, et la logique de la découverte scientifique a précisément pour but de fournir des corroborations de théories (ou des réfutations) qui dépassent les préjugés issus du « sens commun ». (Cf. Karl R. Popper, La connaissance objective).

Certes, certains rétorqueront qu’affirmer que le « tic-tac des horloges » symbolise les battements du clitoris féminin, (S. Freud, Introduction à la psychanalyse), ou que l’argent extorqué par les analystes à leurs patients, en symbolisant soi-disant les matières fécales de ces derniers, n’a vraiment rien de commun, si l’on peut dire, et irait même résolument à l’encontre du bon sens et de la Raison. Mais il n’est ni valide, ni honnête de prétendre sans aucune preuve que des affirmations aussi ridicules que celles-ci (quand elles ne sont pas hilarantes, et parce qu’elles sont irrationnelles), représenteraient, ou prouveraient en l’occurrence le soi-disant « bien fondé » de la théorie de l’inconscient, ou de son « oeuvre » à l’insu du sujet, comme le prétendent les psychanalystes à la suite du seul et unique témoin princeps de « l’inconscient » (M. Borch-Jacobsen & Sonu Shamdasani),  Sigmund Freud.

Pour avoir un aperçu des plus frappants des délires du père de la psychanalyse, nous conseillons notamment la lecture de deux ouvrages de René Pommier, Sigmund est fou et Freud a tout faux, et, La psychopathologie de la vie quotidienne, ou quand Freud déménage du soir au matin. Sans oublier, bien sûr, le livre de Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire.

Si c’était pour tenter d’imiter la vraie Science, en ce qu’elle peut toujours bouleverser les préjugés issus du sens commun que Freud a cru bon de débiter des sornettes et toutes sortes d’histoires à dormir debout ; et bien, force est de reconnaître que c’est encore là un échec cuisant : les critiques les plus avisés du freudisme et de ses « méthodes » ne se sont jamais vraiment laissés duper, (voire pas du tout), et ce, quasiment depuis les débuts de l’histoire de la psychanalyse.

La psychanalyse, malgré les protestations justifiées contre ses excès rhétoriques, n’a jamais su y apporter ne serait-ce que de la modération, laquelle aurait pu être motivée par quelque sursaut de la Raison, bien au contraire : des personnalités telles que Mélanie Klein, Jacques Lacan, Françoise Dolto, (et tant d’autres…), ont cru bon de poursuivre et d’amplifier toujours plus le délire et l’adoration sectaire de leur totem de l’inconscient de manière d’autant plus effrénée que leur mépris ouvertement assumé envers une épistémologie fondée sur la logique et des procédures d’administration de preuves valides leurs ont toujours été quasiment (ou complètement) interdits par leur propre endoctrinement et la dévotion consécutive à la doctrine.

Comme l’a affirmé, par ailleurs avec justesse, Franck Cioffi, la psychanalyse n’est qu’une « culture de mauvaise foi » tant elle s’emploie à dénaturer, déformer, décontextualiser, diffamer, voire même insulter les critiques, ou les éluder purement et simplement, etc.. Ce à quoi les psychanalystes répondent généralement que ce sont ceux qui n’admettent toujours pas l’évidence (…) de l’inconscient et du déterminisme psychique qui seraient de « mauvaise foi ». En somme, la psychanalyse développe chez ses adeptes et ses défenseurs, une surdité d’une opiniâtreté et parfois d’une sophistication telle, que les critiques peuvent se dire à propos des psychanalystes, « on ne parle pas aux cons, cela leur donne de l’importance, et cela les instruit ». (M. Audiard).

Enfin, une question demeure : pourquoi tant de gens, malgré l’aspect indiscutablement dévastateur et accablant des critiques de tous ordres contre la psychanalyse, continuent-ils de lui faire cette allégeance aveugle ? Nous avons peut-être donné plus haut, une partie de la réponse : parce que la psychanalyse a toujours su flatter le « sens commun » dans le bon sens du poil, finalement, en demandant aux gens de raisonner par induction, par généralisation, par analogie, etc., et en comptant sur l’ignorance de la majorité en matière de logique et d’épistémologie. Nous croyons que c’est surtout grâce à ces moyens que les psychanalystes ont réussi à imposer leurs théories, et en particulier la prétendue validité de leur usage pour le moins hallucinant du symbolisme ; un usage où, semble-t-il, toutes les extravagances sont permises…

Tout cela fait incontestablement de la psychanalyse, et eût égard à son histoire passée et présente, l’archétype de toutes les pseudo-sciences.