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Nathalie JAUDEL, psychanalyste, examine la "méthode historique" d’Elisabeth ROUDINESCO..

30 novembre 2014 Laisser un commentaire

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Cher(e)s récalcitrant(e)s éclairé(e)s,

Autant le dire tout de suite nous n’avons lu, ni le dernier livre d’Elisabeth Roudinesco (ou seulement lu quelques passages où elle parle de Jacques Bénesteau et de Karl Popper), pas plus que celui de Nathalie Jaudel, du moins pour l’instant, car le dernier nous paraît bien plus fiable que le premier…
Le dernier livre de Roudinesco, s’intitule « Sigmund Freud en son temps, et dans le nôtre », paru au Seuil, en cette année 2014. Nous nous sommes contentés de nous reporter aux références à l’ouvrage de Jacques Bénesteau, « Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire », qui obtint en 2002, le Prix de l’Histoire de la médecine, délivré par la SFHM, et à l’unanimité du jury, puis à celle concernant Karl Popper. Bien entendu, cet ouvrage est d’autant plus haï (et sur lequel les fanatiques de la cause freudienne ne cessent de dire n’importe quoi), qu’il dit la vérité en s’appuyant sur des références toutes vérifiables et dont l’authenticité ainsi que la valeur du contenu était déjà reconnue par les pairs de Jacques Bénesteau, bien avant qu’Elisabeth Roudinesco n’éructe sa haine contre lui en l’accusant de manière diffamatoire « d’antisémitisme masqué » (?!).
Le livre de Jacques Bénesteau contient plus de 1000 entrées de références bibliographiques et son contenu le hisse à un niveau de recherche universitaire sur le freudisme, et nous le jugeons nettement supérieur à celui de Michel Onfray. Roudinesco avait elle-même écrit qu’il contenait des références incontestables dans l’article mensonger et diffamatoire qu’elle publia contre Jacques Bénesteau dans la revue « Les temps modernes ».
Roudinesco affirme que le livre de Bénesteau ne contient que des « rumeurs »,… mais y fait ensuite référence pour appuyer d’autres propos ! Quand on relit les mensonges d’Elisabeth Roudinesco et les fabrications diffamatoires dont elle s’est rendue coupable par le passé, contre Bénesteau, mais aussi contre ses pairs (qui ont pu la faire condamner), et quand on a en mémoire l’avis d’André Green sur ses compétences d’historienne (ce dernier affirme que Roudinesco n’est ni psychanalyste, ni historienne), on peut émettre, à bon droit, de sérieux doutes sur la fiabilité des  propos de Roudinesco, surtout si l’on a lu avec attention le livre de Jacques Bénesteau. D’autant plus que ce dernier se fonde également sur des travaux que Roudinesco a encensés, notamment ceux d’Henri Ellenberger…
Rappelons également, que les arguments d’Henri Ellenberger et ceux de Jacques Bénesteau sont identiques sur au moins un point particulier : les raisons du retard de la nomination de Sigmund Freud au poste de professor extraordinarius.
En effet, pour Ellenberger tout comme pour Bénesteau, ce ne furent nullement des motifs antisémites, ou les origines juives de S. Freud qui occasionnèrent un tel retard.
1. Citons Ellenberger : « (…) Que Freud n’ait pas été nommé plus tôt ne saurait, dès lors, être attribué à l’antisémitisme. Quant à la légende qui voudrait que la nomination de Freud ait été obtenue par Frau von Ferstel en échange d’un tableau de  Böcklin (Die Burgruine), Renée Gicklhorn a montré que ce tableau resta en possession de ses propriétaires, la famille Thorsch, jusqu’en 1948 et que la Galerie moderne avait reçu de la baronne Marie von Ferstel, en 1902, un tableau d’Emilie Orlik intitulé « Église à Auscha » (…) ». (H. Ellenberger, Histoire de la découverte de l’inconscient, éditions Fayard, Paris, 1994, page : 478).
2. Citons maintenant Jacques Bénesteau : « (…) (Freud) écrivait lui-même (que) sa « qualité de juif (…) n’a pas été pour une part dans l’antipathie générale contre la psychanalyse », et ses problèmes sont abondamment documentés. » (…) D’autre part, une persécution antisémite retardant sa nomination comme Professor Extraordinarius est également improbable dans son cas particulier à ce moment-là. L’Empereur avait la réputation méritée d’être le protecteur des Juifs, qui venaient s’établir à Vienne depuis 1860, et surtout depuis la loi d’émancipation de 1867  accordant liberté de logement, de circulation, et l’égalité des droits. (…) » (Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire, éditions Pierre Mardaga, Sprimont, 2002, page : 189).
En conséquence, la poussée de hargne diffamatoire d’Élisabeth Roudinesco contre le livre de Jacques Bénesteau,  l’accusant « d’antisémitisme masqué » en inventant de toutes pièces une phrase au contenu antisémite ne se trouvant jamais dans le livre de Bénesteau (et qu’elle eut le culot de mettre entre guillemets (…)),  n’est probablement due qu’à cette autre chose : Ellenberger fut psychanalysé, et bien sûr, pas Jacques Bénesteau. Ce qui donne à penser, comme toujours avec la psychanalyse et ses défenseurs, que seul les « internes » de la secte psychanalytique ou ceux pouvant y être assimilés par les psychanalystes convertis et indéfectibles prosélytes, ont le droit de critiquer la sacro-sainte doctrine ; quant aux autres ils ont surtout le droit de se taire et d’accepter d’entendre qu’ils ne seraient que des malades, des ignorants, des fascites, des antisémites, et quoi d’autre ?…
 
Mais ce n’est pas la seule raison : le livre de Jacques Bénesteau, bien que refusé par toutes les maisons d’éditions françaises noyautées par des psychanalystes (…), fut accepté par les éditions Pierre Mardaga, et reçu le Prix de l’Histoire de la Médecine, l’unanimité du jury en 2002! Voilà donc une gifle que Roudinesco n’a pas acceptée et qui fut à l’origine, avec le rapport Lyssenko qui lui fut décerné, de ses propos diffamatoires contre Bénesteau.
La suite de cette histoire est encore plus lamentable : Jacques Bénesteau déposa une plainte pour diffamation,  intialement séparée de celle du Club de l’Horloge auquel il n’a jamais appartenu (s’étant toujours déclaré apolitique), mais sa plainte y fut associée! Ensuite, il perdit le procès, mais certains des amis de Roudinesco affirmèrent tout de même que ce fut elle qui avait porté plainte, malgré des éléments évidents et parfaitement clairs de diffamation de sa part contre Jacques Bénesteau. C’est sans doute par trop scandalisé et écoeuré par une telle décision de « justice », que Jacques Bénesteau ne fit pas appel.
Avec cette histoire, nous avons encore un exemple pour le moins édifiant des méthodes et des mobiles de Madame Roudinesco, qui ne recule devant aucun mensonge pour parvenir à ses fins : la propagande du freudisme et de la psychanalyse et son maintien dans notre pays comme idéologie dominante.
Si nous devions juger de la probité intellectuelle ainsi que des compétences méthodologiques d’un historien, ou d’une historienne (ou celle qui pourrait prétendre être une « historienne »…), nous aurions le droit d’évoquer ceci : selon nous, un historien doit se montrer particulièrement scrupuleux avec tous les faits qu’il examine, et ce, sans aucune exception, avec une impartialité aussi proche que possible de la perfection, ainsi qu’avec le soucis indéfectible de nous livrer la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité…
Or, si un jugement (sur l’histoire) est vrai, en reprenant la théorie d’Alfred Tarski sur la vérité, alors, il doit correspondre aux faits. Les « faits » de lecture que nous a rapportés Roudinesco dans le véritable torchon qu’elle écrivit contre Jacques Bénesteau, ne sont, répétons le une nième fois, que pure invention mensongère de sa part, et strictement rien d’autre.
Si les éditions du Seuil avaient été au moins sensibilisées par ce passé déjà sulfureux de Roudinesco et ses « méthodes », sans aucun doute elles  n’auraient jamais accepté de publier son dernier livre, (mais nous apprenons tout dernièrement par Michel Onfray que le directeur des éditions du Seuil n’est autre que le compagnon d’Élisabeth Roudinesco…), parce que de tels agissements dans un pays démocratique où l’information divulguée au public par ceux qui sont censés être reconnus pour des compétences spécifiques ou qui souhaitent le devenir à ce niveau, devraient normalement disqualifier pour toujours leurs auteurs et les réduire au silence.
Mais Madame Roudinesco continue malgré tout de bénéficier de toutes les largesses de la part des maisons d’éditions les plus renommées dans  notre pays (et pour cause), ce qui en dit long sur leur inféodation par cette idéologie dominante qu’est la psychanalyse, et par cette autre gangrène qui hélas nous caractérise aussi auprès d’autres pays : le mode de la pensée unique.
Concernant maintenant Karl Popper, elle prétend qu’Adolf Grübaüm lui aurait furieusement reproché de n’avoir pas assez critiqué la psychanalyse, alors que Grünbaum a critiqué Popper en essayant de démontrer, contre son avis, que la psychanalyse était testable, donc réfutable (Voir Grünbaum dans Les fondements de la psychanalyse, mais aussi dans La psychanalyse à l’épreuve). L’usage inapproprié de l’adverbe « furieusement » par Roudinesco est sans doute destiné à suggérer au lecteur que, de toute façon, les critiques épistémologiques de la psychanalyse (ou toute autre critique qui ne soit pas émise par l’un des leurs) sont toujours plus ou moins motivées par des personnes haineuses ou « furieuses » déjà les unes envers les autres (?), ce qui est naturellement faux mais qui est toujours un des arguments fallacieux favoris de Roudinesco.
Notons que Grünbaum précise en fin de compte  ceci : « (…), je soutiens que dans la mesure où le flou des conséquences et/ou l’indétermination déductive militent contre la falsifiabilité empirique de la théorie freudienne, ils sapent sa capacité explicative aussi bien que sa confirmabilité inductive ». (Les Fondements de la psychanalyse, 1984), et qu’il en avait conclut, comme Popper au caractère pseudo-scientifique de la psychanalyse et à son effondrement total (sur la citation précédente de Grünbaum, elle revient à dire que pour lui, la psychanalyse n’est ni vraie, ni fausse, ou en d’autres termes, qu’il n’est possible de fonder aucune croyance que ce soit en sa fausseté ou en sa proximité à la vérité. La psychanalyse est donc sans  aucun fondement).
En outre, jamais Grünbaum ou Popper (ou même Jacques Bénesteau, Jacques Van Rillaer, Mikkel Borch-Jacobsen, Michel Onfray, Franck Cioffi, ou d’autres critiques externes auteurs, par exemple, du Livre noir de la psychanalyse…) ne commirent d’excès ou diverses divagations rhétoriques contre la psychanalyse et ses défenseurs aussi fanatisés soient-ils, attitude diamétralement opposée à celle de  Roudinesco envers ses critiques, laquelle a toujours cultivé une très nette et fâcheuse propension à réduire les motivations rationnelles de ces derniers à de la soi-disant « haine » (comme nous l’avons déjà dit plus haut) ou encore à du « révisionnisme » afin d’éveiller freuduleusement (…) et de manière diffamatoire l’éternel soupçon sur  l’antisémitisme.
Nous comprenons la réaction de Roudinesco tentant de dissimuler son ressentiment (ou sa haine ?..) envers Adolf Grünbaum, puisque ce dernier avait par ailleurs affirmé qu’elle était incapable d’argumenter sérieusement au niveau épistémologique et par conséquent de répondre avec rigueur et efficacité à ses arguments (du reste imparables, sauf en ce qui concerne la prétendue  falsifiabilité (réfutabilité) de la psychanalyse sur laquelle Grünbaum s’est trompé, mais aussi le psychanalyste Jean Laplanche). En outre, Jacques Van Rillaer a lui aussi remarqué l’ignorance d’Elisabeth Roudinesco dans le domaine de l’épistémologie poppérienne puisqu’elle affirmait dans l’un de ses livres que selon Popper, pour qu’une théorie soit scientifique il fallait qu’elle soit aussi vérifiable, ce qui, comme le savent toutes celles et ceux qui ont lu attentivement Popper, est exactement le contraire !…
*                     *
Mais voici que vient également de paraître cette année, un livre écrit par Nathalie Jaudel, psychanalyste. Ce livre est consacré à la méthode historique d’Elisabeth Roudinesco au sujet de Jacques Lacan, et après avoir lu le contenu figurant au dos de l’ouvrage, le moins que l’on puisse dire, c’est que la compétence (voire l’honnêteté intellectuelle) d’Elisabeth Roudinesco en matière de méthode n’est pas  uniquement remise en question par les adversaires de la psychanalyse et du freudisme, loin s’en faut. Qu’on en juge : Jaudel pense que Roudineso déroge à la méthode historique.
Quand à « la légende noire » de Jacques Lacan, nous doutons fortement, après avoir lu le livre de Maria Pierrakos ainsi que d’autres témoignages, qu’il soit question de « légendes », mais plutôt de vérités, notamment celle-ci : Jacques Lacan n’était qu’un charlatan. Pour en savoir plus sur Jacques Lacan, nous ne comptons pas évidemment sur l’ouvrage de Roudinesco, mais plutôt sur ceux de Jacques Bénesteau, du Livre noir de la psychanalyse, de Jacques Van Rillaer, de Maria Pierrakos (psychanalyste), Mikkel Borch-Jacbosen, etc.
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