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Emmanuel KANT. La liberté de penser.

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«  A la liberté de pensée s’oppose premièrement la contrainte civile. Certes, on dit : la liberté de parler, ou d’écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser. Toutefois, quelles seraient l’ampleur et la justesse de notre pensée, si nous ne pensions pas en quelque sorte en communauté avec d’autres à qui nous communiquerions nos pensées et qui nous communiqueraient les leurs ! On peut donc dire que ce pouvoir extérieur qui dérobe aux hommes la liberté de communiquer en public leurs pensées , leur retire aussi la liberté de penser : le seul joyau qui nous reste malgré toutes les charges de la vie civile et grâce auquel on puisse trouver un remède à tous les maux de cet état.
Deuxièmement la liberté de pensée est prise aussi en ce sens que s’y oppose la contrainte faite à la conscience morale, lorsque, en dehors de tout pouvoir extérieur, des citoyens s’érigent en tuteurs des autres dans les choses de la religion, et, au lieu d’user d’arguments, s’emploient à proscrire, au moyen de formules de foi dictées et assorties de la crainte angoissée du danger d’un examen propre, tout examen de la raison par une empreinte précoce laissée dans les esprits.
Troisièmement la liberté de penser signifie aussi que la raison ne se soumette à aucune autre loi qu’à celle qu’elle se donne elle-même ; et son contraire est la maxime d’un usage sans loi de la raison (dans l’intention de voir plus loin, comme le génie en a l’illusion, que dans les bornes des lois). La conséquence en est naturellement celle-ci : si la raison ne veut pas être soumise à la loi qu’elle se donne elle-même, elle doit s’incliner sous le joug des lois qu’un autre lui donne ; car, sans une loi quelconque, absolument rien, pas même la plus grande sottise, ne peut se maintenir longtemps. La conséquence inévitable de l’absence déclarée de loi dans la pensée (d’un affranchissement des restrictions provenant de la raison) est que la liberté de penser en fait finalement les frais, et que, par la faute, non du malheur mais d’une véritable présomption, elle est, au sens propre du terme, gaspillée. »
(In : Emmanuel KANT. « Que signifie s’orienter dans la pensée ? ». Editions Flammarion, Paris, 1991, pages : 69 – 70).
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Voilà encore un texte de Kant qui pourrait constituer le deuxième manifeste de tous les récalcitrant(e)s éclairé(e)s : la liberté de penser. À condition que cette liberté ne tolère d’autres lois que celles qu’elle se donne elle-même, entendu que ces mêmes lois ne peuvent être, en elles-mêmes, absurdes. Si un individu est incapable de connaître les propres lois de son entendement, ou de travailler afin d’en connaître les pouvoirs et les limites, il court le risque de devoir s’incliner sous le joug de lois qu’un autre lui donne. C’est-à-dire d’un autre qui commanderait sa raison à sa place.
Selon nous, la doctrine de Freud est diamétralement opposée à tout projet de liberté de pensée, c’est-à-dire d’apprendre à acquérir et à comprendre les lois de son propre entendement. Car pour admettre l’analyse (chose que nous n’admettrons jamais) il faut intégrer les idées de la psychanalyse, et on ne les intègre que si l’on accepte de se soumettre au joug de la suggestion et de la manipulation mentale, qui plus est, de son plein gré, en allant se coucher sur le divan.
Ensuite, après une analyse, et une fois le formatage de l’esprit effectué par les idées de Freud, l’individu ne peut que voir toute sa vie passée, présente et ses projets futurs, sous la tutelle de la pensée freudienne. Mais comment apprendre à connaître les lois de son propre entendement ? Par la communication avec les autres, c’est-à-dire, par l’échange réel et critique qui seul est en mesure de nous révéler nos erreurs et nos absurdités ; à cette différence que ceux qui s’engagent pacifiquement dans un échange critique, n’emploient jamais consciemment aucun procédé de suggestion ou de manipulation mentale dans le but de mettre l’autre partie sous tutelle.
En psychanalyse, il n’y a aucune liberté  de pensée contre la doctrine, puisque toute « pensée contre » est identifiée, ou potentiellement identifiable, soit à une névrose, soit à une autre quelconque forme de prétendue résistance inconsciente qui confirme les soi-disant bien fondés de la doctrine. On ne peut qu’imaginer un lien contre-nature, voire pervers entre l’analyste et son patient, dans la mesure où il serait nécessaire que le patient développe une relation de « transfert » (voire « amour de transfert ») pour son analyste, tandis que ce dernier, lui, mettrait en place son « contre-transfert »! Dans de pareilles conditions, et ceci allié à l’impossibilité de penser contre la doctrine sans être pathologisé, il n’y a pas d’autre moyen que de caractériser la relation qui lie l’analyste à son patient pendant une cure, que par la mise sous tutelle.
 
Avec Kant, nous considérons que toute forme de mise sous tutelle, et surtout dans le domaine de la gestion de son propre entendement, est parfaitement contraire à la nature humaine, et, quelque soient ses objectifs, elle ne peut que lui faire du mal.

La psychanalyse n’est donc qu’une perversion. En théorie, et en pratique. En théorie, parce qu’il est contre la nature de la pensée humaine que de croire en la possibilité réelle d’un déterminisme prima faciae absolu excluant tout hasard et tout non-sens. Parce qu’il est contre la nature de la pensée humaine et la nature humaine en général que de nier le libre-arbitre. C’est notre conviction.

La psychanalyse, n’est pas, n’a jamais été, et ne peut pas être un « humanisme », mais le contraire. Cette doctrine n’est pas, n’a jamais été, et ne peut pas être davantage au service de l’individu, mais utilise l’individu aux seules fins de son pouvoir idéologique de domination et de soumission, mais aussi pour venger les « blessures narcissiques » de ses adeptes. La psychanalyse est une perversion sur le plan pratique, car elle prône la cruauté morale, l’absence de scrupules, l’usage intensif de la suggestion et de la manipulation mentale, sans parler des divers procédés d’infantilisation, de pathologisation, de vampirisme interprétatif, et de harcèlement moral contre tous ceux qui y sont récalcitrants. Dans sa pratique prétendument « thérapeutique » elle n’aboutit qu’à la destruction de l’identité des individus, voire à leur destruction pure et simple.

La psychanalyse doit disparaître. Elle est inutile à l’être humain, quand elle ne lui est pas nuisible.

Pour des arguments ainsi que des détails encore plus informants sur le caractère foncièrement nocif et inutile de la psychanalyse, la littérature critique est disponible à toute personne capable d’ouvrir ses oeillères et de faire l’effort de l’indépendance d’esprit. Nous citerons notamment les ouvrages suivants : « La fiction psychanalytique » (Nathan Stern) ; « Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire » (Jacques Bénesteau) ; « Folies à plusieurs » (Mikkel Borch-Jacobsen) ; « Les patients de Freud » (Mikkel Borch-Jacobsen); « Les illusions de la psychanalyse » (Jacques Van Rillaer) ; « Sigmund est fou, et Freud a tout faux » (René Pommier) ; « Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe » (Richard Pollak).