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Archive for the ‘Post hoc ergo propter hoc.’ Category

« Post hoc ergo propter hoc »…

Pour les « psychanalystes-visiteurs-et-s’autorisant-d’eux-mêmes-aux-interprétations-les-plus-ignobles » :

La psychanalyse est une idéologie dominante, écrasante même, en France. Cette situation ne peut plus être contestée par qui que ce soit, et les psychanalystes eux-mêmes, s’en glorifient, constatant que les mots de leur doctrine, les clichés, les interprétations, les réactions, se sont incrustés dans les relations inter personnelles de tous les jours.

Cette doctrine, s’est donc implantée dans nos vies, ou, dans la vie et dans les esprits de la majeure partie de la population française, dans tous les secteurs de la société, et quasiment toutes les couches socio-professionnelles. Certaines personnes ne se rendent même plus compte, dans leurs propos, dans leurs raisonnements, à quel point elles sont formatées par les délires de cette doctrine.

Mais cette idéologie, ce véritable joug socio-culturel a quand même quelques récalcitrants éclairés. Or, il est donné au tout un chacun, moyennant quelques efforts intellectuels, de se libérer de son joug : c’est l’épistémologie, en premier lieu, et en second lieu, la connaissance des critiques externes à la doctrine. Rien de plus libérateur, et de plus nécessaire pour prendre du recul, un recul rationnel, et évaluer ce qu’est vraiment la psychanalyse : une théorie zéro. C’est-à-dire, une théorie nulle en tous points, et incapable d’approcher correctement le moindre problème humain, de quelque nature qu’il puisse être.

« Post hoc ergo propter hoc ».

Nous avons déjà parlé de ce sophisme. Il consiste à croire que lorsque deux événements se succèdent dans le temps, le premier doit être indubitablement la cause du second!

Dans le cas de la psychanalyse, comme cela s’applique ?

Il y a, d’une part, les événements inconscients, régis selon un déterminisme prima faciae et absolu, qui prétend exclure tout hasard et tout non-sens ; et il y a, d’autre part, les événements conscients, qui eux, seraient donc tous indubitablement causés par des événements inconscients.

Par événement, nous entendons des représentations cognitives, ayant une sorte de contenu « psychique », si l’on peut dire.

Donc, si un individu, à dit, pensé, ou fait quelque chose qui est visible, donc manifeste dans le conscient, ce serait, toujours indubitablement, parce que cela a été causé par des motifs inconscients bien particuliers…

Le gros problème, insurmontable pour la psychanalyse, c’est que sa théorie de l’inconscient, exclusivement psychique, comme le veut la doctrine, est inobservable empiriquement, et les psychanalystes eux-mêmes, par voie de conséquence, estiment et clament haut et fort, que la psychanalyse n’est pas évaluable, et qu’on « évalue pas le psychique »!… Par rapport à leur conception de l’inconscient (qui est totalement nulle et non avenue), ils ont raison : impossible de construire le moindre test extra-clinique, et reproductible de manière intersubjective et indépendante, pour administrer correctement la moindre preuve indépendante de l’existence d’un tel inconscient, parce que le déterminisme psychique prima faciae et absolu dont il dépend, lui empêche tout recours à ce type d’expérience. Nous avons expliqué cela à de multiples reprises sur notre blog.

Mais, pour s’en sortir, et pour justifier les interprétations les  plus saugrenues, les psychanalystes ne peuvent que s’appuyer massivement sur la méthode inductiviste du sens, démolie par Karl Popper. Qu’est-ce qui peut être au-dessus de cette méthode : absolument rien. C’est une méthode qui peut elle-aussi « s’autoriser d’elle-même » comme elle veut, avec tout et absolument n’importe quoi, le notion de sens autorisant tout ce que l’on veut, toutes sortes de pirouettes et de rebonds rhétoriques, une fois qu’elle se croit armée par une utilisation du symbolisme tout aussi croquignolesque que délirante.

Comme les psychanalystes savent bien qu’ils bénéficient encore d’un accord plus ou moins tacite de l’ensemble de la société, allié à une ignorance massive des questions arides mais pourtant dévastatrices de l’épistémologie de Popper, ou de la logique ; leur pratique de l’interprétation fallacieuse, dont ils connaissent le pouvoir humiliant, souvent diffamatoire et toujours rabaissant et infantilisant, leur donne une sensation de pouvoir sur les gens, qui confine au terrorisme moral et intellectuel permanent, sinon à la cruauté.

Voilà la situation dans laquelle sont en permanence les psychanalystes : pouvoir jouir en toute impunité, et en étant en plus reconnus (…) par l’ensemble de la population, du pouvoir humilier, diffamer, rabaisser, pathologiser, infantiliser, etc., qui ils veulent, et quand ils veulent.

Dans notre pays, personne, ou peu de gens osent encore se rebeller en argumentant rationnellement contre eux, face à leurs interprétations, dès lors que le ton est donné : toucher de près ou de loin, à la santé mentale de quelqu’un en faisant, via l’interprétation (fallacieuse), des allusions, ou en émettant plus ou implicitement des suspicions qui peuvent être ignobles… Quoi de plus terroriste et de plus intimidant pour une personne qui n’a aucune connaissance de l’épistémologie, de la logique et des critiques externes de la psychanalyse, que ces offensives interprétatives de la psychanalyse ? Les psychanalystes savent en effet, il faut le répéter, que dans l’immense majorité des cas, leurs victimes n’ont aucun moyen de défense rhétorique.

Ces gens-là aiment donc le pouvoir absolu sur les gens, et dans sa forme la plus intrusive tout autant que la plus humiliante, indisposante qui soit. Ce sont donc les pires violeurs de la personne qui puissent se concevoir.